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PLATON

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Platon

1. La théorie platonicienne des Idées

1.1. Le dualisme platonicien

1.1.1. Héraclite et Socrate

Platon a tenté de concilier deux enseignements : celui d’Héraclite et celui de Socrate

1.1.1.1. Héraclite :
Le principe d’Héraclite est le suivant : « Tout change, rien de reste ». Héraclite veut dire que rien ne peut subsister définitivement, que rien dans le monde n’échappe à la ruine, que ciel et terre disparaîtront , l’activité de la nature est comparable à un potier qui forme à partir de l’argile des figurines qu’il pétrit ensuite à nouveau…Héraclite a eu deux fameux élèves.  Le premier est le personnage central des Sophistes : Protagoras. Sa pensée essentielle est : « l’Homme est la mesure de toute chose » . Protagoras n’acceptait comme connaissance que la connaissance par les sens, sensible. Savoir c’est sentir. Mais si savoir c’est sentir, alors il y a autant de connaissance que de sensations et d’individu. On ne peut donc plus admettre qu’une connaissance individuelle. La connaissance n’a aucune validité universelle, il n’y a pas de critères universels pour dire : ceci est vrai, ceci est faux. Protagoras, comme tout les sophistes, célébraient le culte de l’individu, sa théorie est donc individualiste, subjectiviste, relativiste.  Le deuxième élève d’Héraclite s’appelle Cratyle. Il est d’accord avec Héraclite :  » Tout bouge  » (Héraclite dit : « On ne se baigne jamais deux fois dans la même du même fleuve » ; « la route qui monte et celle qui descend sont une et identique » ; « Sans le soleil, il fait nuit » ).  Mais il n’acceptait même pas la connaissance sensible. Il n’y a selon Cratyle aucune base pour le savoir. Cratyle est donc un sceptique désabusé et mélancolique : il n’y a aucune connaissance possible. Voici le syllogisme cratylien : Majeure : S’il y a un véritable savoir, c’est à dire savoir stable, il faut qu’a ce savoir se rapporte quelque chose qui persiste Mineure : Or, comme rien ne persiste, que tout bouge Alors : le savoir est impossible : nous vivons dans un monde futile.  Platon a reçu sa première influence philosophique de ce Cratyle. Il connu un état de crise, un certain découragement jusqu’à sa fameuse ren- contre avec Socrate. Que lui enseigne donc Socrate ?

1.1.1.2. Socrate
Socrate indique à Platon la condition du savoir.
Les sens
Socrate a un mépris voire une haine envers les sens. Les sens importunent le penseur et l’Homme moral en l’incitant à la passion, à la colère, au plaisir immédiat. Il faut s’en affranchir autant que possible : c’est la condition première d’une connaissance possible et d’une véritable moralité. Mais existe-t-il une connaissance non-sensible, une connaissance qui ne soit pas d’abord dans les sens mais immédiatement dans l’intellect ?   Les concepts  Nous nommons certaines choses particulières belles et justes. D’où tirons nous ces concepts ? Certainement pas dans notre expérience mais au contraire nous les introduisons, nous les appliquons à l’expérience, à priori pour leur donner sens et cohésion. Nous les avons en nous. Socrate fait surgir la question capitale de l’origine des concepts. Bref il découvre le savoir conceptuel. A ces concepts correspondent des objets, immuables comme les concepts eux-même. De même que nos perceptions particulières correspondent à des objets particuliers, de même, a nos concepts universels, correspondent des objets « universels » eux-même. Ces objets suprême, Socrate les appelle « les Idées ».   Les Idées chez Platon ne sont absolument pas des représentations subjectives, vagues sur quelque chose mais c’est le réel suprême. Il y a donc un monde autre que le monde connu par les sens, c’est le monde intelligible, le monde supra-sensible, bref le monde des Idées. Ce monde est à la fois multiple et un. Multiple car les Idées sont distinctes, chacune est elle-même et autre que les autres. Un car cette multiplicité des Idées est unifiée par l’Idée des Idées, c’est à dire l’Idée que tout suppose mais qui n’a besoin d’aucun présupposé : elle est anhypothétique. Platon la nomme le Bien, et cela tout le monde le sait : le Bien est l’Idée suprême et souveraine, source toutes les autres Idées. De même que le soleil est source de lumière sensible, de même le Bien est source de lumière intellectuelle. Il nous donne à la fois la lumière et la vie. « Le Bien est l’invisible qui fait voir » disait Socrate.

1.1.2. Pythagore : L’immortalité de l’âme et la réminiscence.

Le problème est de savoir comment on peut parvenir au savoir immuable dans un monde sensible et mouvant. Comment le savoir véritable est-il possible ? Ici, c’est la théorie pythagoricienne sur l’immortalité de l’âme qui vient au secours de Platon : savoir c’est se souvenir.

1.1.2.1. L’immortalité de l’âme.
Pour Pythagore les âmes sont liées au corps à titre de châtiment. Le corps est une prison dans laquelle la divinité les a jetées pour les punir, et il y a migration de l’âme (Karma) en des corps différents, ce qui est une pénitence. L’âme a le pouvoir de se purifier au cours du cycle de ses migrations et si elle le mérite, elle atteint le bonheur de la séparation d’avec le corps.  Platon adopte cette théorie dans son ensemble. De même qu’il y a deux mondes (sensible et suprasensible, intelligible), de même l’homme est double et appartient aux deux mondes: par le corps il est attaché au monde sensible, par l’âme au monde intelligible. L’âme est immortelle ; elle a préexisté à la naissance de l’homme dans ce monde et survivra à sa mort. Elle est parente des Idées qu’elle a contemplées jadis, elle en possède le savoir. Mais l’âme s’est détachée des Idées, elle est tombée dans le monde sensible, elle est prisonnière du corps. “Séma soma”: le corps est le tombeau (ou la prison) de l’âme. Bref, le souvenir des Idées s’est considérablement obscurci.

1.1.2.2. La réminiscence.
Pour Pythagore, il y a des hommes exceptionnels qui ont une mémoire exceptionnelle et qui se souviennent de leur vie individuelle antérieures.  Platon transforme la théorie pythagoricienne de la réminiscence : l’âme ne se souvient pas des vies antérieures mais elle peut se souvenir de la contemplation des Idées. Si connaître c’est connaître le monde par les sens, la connaissance n’est pas véritable mais simplement opinion, c’est à dire particulière à chacun. Or l’exigence philosophique est l’exigence du savoir véritable. Pour Platon, cette exigence ne sera satisfaite que si l’on postule l’immortalité de l’âme, d’une âme qui a contemplé les Idées. C’est parce que l’âme est immortelle, qu’elle a déjà tout appris que l’on peut résoudre le paradoxe du savoir. Bien que nous vivions dans le monde des sens, nous pouvons savoir les Idées puisque nous les avons contemplées.
Bref, nous avons gardé le souvenir du savoir que nous possédions autrefois et le progrès de la connaissance n’est que son rappel de plus en plus clair. Plus opaques seront les murs de la prison, plus confuses seront les réminiscences.

1.1.2.3 Apprendre c’est se souvenir.
Selon Platon, tout homme sait tout en puissance. Qu’est-ce alors qu’apprendre ?  Selon la représentation courante, apprendre, c’est accueillir quelque chose d’étranger dans sa conscience ; apprendre c’est donc remplir un espace vide par des choses qui sont étrangères à cet espace même. L’esprit ou l’âme serait une “table rase”, une tablette de cire sur laquelle rien n’est écrit et qui reçoit de impressions extérieures. Selon Platon, il y a certes des représentations de choses qui viennent de l’extérieur mais ce sont des représentations de choses singulières, passagères, des impressions sensibles. Or le véritable savoir est le savoir de l’universel, de l’Idée et ce qui est universel, ce qui est Idéel, n’est pas dans les choses mais dans l’esprit. L’universel est déjà dans l’intellect et il faut le découvrir. Apprendre c’est retrouver en soi-même la connaissance des Idées, c’est actualiser ce que l’on sait en puissance.

1.2. La dialectique du connaître : comment accéder au monde des Idées

1.2.1 Les trois formes de la dialectique

La dialectique pour Platon est la méthode pour parvenir au monde des Idées. C’est la méthode par laquelle la pensée s’élève jusqu’au monde des Idées et se meut dans ce monde. C’est le mouvement par lequel l’âme s’élève des choses sensibles aux Idées, puis parcourt et contemple les Idées et enfin, redescends dans le monde sensible pour y exercer une activité morale et politique. La dialectique revêt donc trois formes :

1.2.1.1. La dialectique ascendante :
L’anagogie, c’est à dire la montée vers les Idées  On analysera le passage de l’opinion au savoir, de la philodoxie à la philosophie : République IV p233-237. Après avoir montré que ceux à qui il faut confier le gouvernement de la cité sont les philosophes, Platon, à la fin du livre V, distingue les philosophes des non-philosophes, qu’il appelle les philodoxes : il donne alors une définition très précise de l’opinion :  » L’opinion est quelque chose d’intermédiaire entre le savoir et l’ignorance. Elle ne porte ni sur l’être véritable (Idées) ni sur ce qui n’est pas (le néant) mais sur quelque chose qui est intermédiaire entre l’être et le néant : ce quelque chose c’est le monde sensible « . Les hommes qui opinent sentent confusément mais ne pensent pas. « Les philodoxes sont ceux qui promènent leurs regards sur la multitude des choses belles mais n’aperçoivent pas les Idées et ne peuvent suivre celui qui les voudrait conduire à cette contemplation, qui voient la multitude des choses justes sans voir la justice même, et ainsi du reste, ceux là opinent sur tout mais ne connaissent rien de ce sur quoi il opinent ». L’opinion est donc irréfléchie, incertaine, elle se fie aux apparences et elle y adhère sans examen critique. Jean Cocteau disait « Il n’y a que les sots et les huîtres qui adhérent ».  L’opinion peut se trouver vrai mais c’est par hasard, elle ne voit jamais les raisons qui la font vrai. L’opinion comporte 2 degrés :  (voir photocopie : la ligne divisée)  Le savoir (épistémé)  C’est la connaissance philosophique des Idées, la seule connaissance véritable selon Platon. Elle comporte 2 degrés (Voir feuille photocopiée)

1.2.1.2. La dialectique contemplante : la Noésis
C’est le sommet de la dialectique ascendante, où l’âme contemple in- tuitivement les Idées. Cela signifie évidemment que l’esprit perçoit immédiatement l’essentiel : c’est l’intuition intellectuelle.

1.2.1.3. La dialectique descendante : la Diairésis  C’est le mouvement par lequel la pensée partant des Idées revient jusqu’au monde sensible pour le dominer en y introduisant la rationalité, l’intelligible qui à été là-haut vu. Elle organise alors, en référence, à l’Idée de bien qu’elle a vu là-haut, la conduite de chaque individu et de la Cité.

1.2.2. La conversion de l’âme

La philosophie consiste essentiellement en l’effort, pour délivrer l’âme du corps. Cette délivrance ne viendra que d’une conversion radicale de l’âme aux Idées. Qu’est ce qu’une conversion ? L’âme ou la pensée doit se détourner, se désengager des biens exclusivement sensibles, matériels pour se tourner vers le bien intelligible, le bien spirituel. Le mot grec pour dire conversion est épistrophe, ou épistropho : tendre son esprit vers, être attentif à, se convertir à. Bref, l’épistrophe détourne des biens trompeurs, des biens spécieux, vers le bien substantiel, essentiel.  Pour parvenir à cette conversion, une éducation est nécessaire. Elle peut être :  -une éducation proprement philosophique (paideia) ( mythe de la ca- verne, République, livre 7)  -une éducation mathématique,( République, livre 6 et 7)  -une éducation érotique (Phèdre, Le Banquet)

2. La morale de Platon

2.1. L’âme comporte trois parties

2.1.1. 1er partie (livre 4) L’épithymia : appétit ou désir sensible

Elle a son siège dans le ventre et c’est le principe concupiscible de l’âme. (concupiscence : inclinaison exclusive vers les plaisirs charnels, sensibles, du corps.)  L’épithymia, c’est le mouvement de l’âme qui a pour finalité la satisfaction de la vie animale. Elle est constituée de plusieurs désirs sensibles, dont les plus vivaces sont ceux de la faim, la soif et la sexualité.

2.1.2. 2éme partie : le noûs : la tête

Il a son siège dans la tête. C’est le principe rationnel ou hégémonique, le mouvement de l’âme a pour finalité, du point de vue moral, la maîtrise de soi, la partie raisonnante de l’âme peut pousser l’Homme à agir contrairement à son appétit

2.1.3. 3éme partie : le tymos : le cœur

Il a son siège dans la poitrine, c’est le principe colérique ou irascible. Il semble par nature, plus proche de l’épithymia que du noûs, du désir sensible que de la raison. Mais il n’est ni tumultueux ni raisonnable. Tout est question d’éducation. S’il est bien éduqué, il l’unit à la raison à la raison et devient l’enthousiasme, l’énergie. S’il est l’allié de l’épthymia, il devient alors l’irritation.  Exemple du tymos (République p192)  Léontios a envie de regarder les cadavres étendu prés du bourreau. Ce désir est une forme de curiosité morbide.  Pourquoi lutte t’il contre ce désir : parce qu’il s’est forgé un idéal moral qui refuse toute intrusion d’un désir malsain. Cette représentation idéale de soi apporte un principe de résistance à la dépravation des désirs. Mais ici, cela ne suffira pas. La curiosité morbide l’emporte. Alors Léontios considère son désir déréglé, dépravé, comme étranger à lui-même : « Allons mes yeux, emplissez-vous de ce beau spectacle ». Il devient furieux car il n’a pas été à la hauteur de son exigence. On voit bien ici que le tymos est lié à l’estime de soi, à la valeur que l’on place en soi-même. Plus un homme est noble, plus il place haut sa valeur, plus il deviendra furieux lorsqu’il aura agi injustement ou lorsqu’il aura été injustement traité. L’estimation de soi peut être appelé dignité : l’Homme ressent de l’indignation lorsque cette estimation est altérée.  Platon donne de cette division tripartite de l’âme une version allégorique, mythique, dans un dialogue intitulé Phèdre, c’est le fameux mythe de l’attelage ailé : le noûs est le cocher d’un attelage constitué d’un cheval blanc, le tymos et d’un cheval noir, l’épithymia.

2.2. Les quatre vertus cardinales

Chaque partie de l’âme a sa fonction et doit avoir sa vertu : la vertu de l’épithymia est la tempérance ou modération.  Il ne faut pas entendre par tempérance la répression des désirs sensibles dans le but de satisfaire un seul désir de même nature. Ainsi l’avare réprime ses autres passions dans le but de ne satisfaire que son désir d’argent. La répression des désirs ne devient tempérance que lorsqu’elle est engendrée par la compréhension que ces désirs font obstacle à la vie spirituelle, à la souveraineté de la raison.  La vertu du noûs est la sagesse, qui est la qualité de tout gouvernement raisonnable. La sagesse attache le noûs à la vérité et au bien. La sagesse c’est le pilote de l’homme. “L’âme est dans le corps comme le pilote est dans son navire” disait Pascal  La vertu du tymos est le courage, qui consiste à maintenir solidement les commandements de la raison en luttant contre les ennemis intérieurs (désirs tyranniques démesurés), contre les craintes de toutes sortes.  La 4ème vertu, la synthèse des trois autres, est la justice. Est juste l’homme tempérant, courageux et sage. La justice c’est l’ordre qui maintient chaque partie à sa place, dans sa fonction, dans sa vertu. Par la justice, l’homme devient intérieurement harmonieux. La justice est la hiérarchie harmonieuse des trois parties ; elle est une structure, c’est à dire une disposition de parties multiples dans un tout. L’harmonie est comparable aux proportions réglant l’accord d’une lyre, harmonie des trois cordes rendant le son grave, le son moyen et le son aigu. La justice unit dans un ensemble accordé les trois parties de l’âme (La République p196- 197). L’injustice, au contraire, c’est le désaccord, la discorde sous les trois formes de l’intempérance, de la lâcheté et de l’ignorance.

2.3. Les trois vies et les trois classes dans la Cité

2.3.1 Les trois vies

Le problème grec par excellence est le suivant : quel est l’homme le plus heureux ? Quelle est l’occupation ou le genre de vie qui assure à l’homme le bonheur ? Ce qui commande en l’homme de l’épithymia, du noûs ou du thymos détermine un genre de vie.  Si c’est le principe concupiscible qui l’emporte, l’homme est dit : « ami des richesses et du gain » parce que c’est principalement à l’aide de l’argent que l’on satisfait ses désirs physiques. Il s’agit d’une vie appétitive ou chrématistique.  Si c’est le principe irascible, colérique qui l’emporte l’homme est dit : « ami de l’honneur et de la victoire ». Il s’agit d’une vie tymocratique.  Si c’est le principe rationnel qui domine, l’homme est dit : « ami du savoir et de la sagesse ». Il s’agit de la vie philosophique.  Dans les écoles grecques de philosophie il n’est pas interdit d’être riche, la richesse n’est pas condamnée en tant que telle. Ce qui est blâmé, c’est de faire de l’acquisition des richesses la fin de la vie humaine. Or, pour tous les philosophes grecs, la plus belle part de notre vie c’est le loisir (en grec : skolé) consacré à la réflexion. Il faut de l’argent pour répondre aux besoins quotidiens mais n’est qu’un moyen en vue d’une fin meilleure.

2.3.2. Trois classes dans la cité.

Aux trois parties de l’âme correspondent trois classes de la cité.  A l’épithymia correspond les travailleurs dont la fonction est de pourvoir aux besoins économiques de la cité.
Au noûs correspond la classe des gouvernants dont la fonction est de conduire la cité par des lois.
Au thymos correspond les guerriers dont la fonction est de défendre l’ordre public.
Ces trois classes sont hiérarchisées selon les aptitudes naturelles que la nature préforme et que l’éducation sélectionne. Pour Platon, une seule sorte de gouvernement est parfaitement juste : l’aristocratie. Le gouvernement est confié aux plus sages, les guerriers constituent la 2ème classe, ils doivent être vaillants, disciplinés et soumis, la 3ème classe doit être contrainte par les guerriers (une sorte de police) à une tempérance, qui ne lui est pas naturelle, sans laquelle la cité serait ruinée.

3. Désir et passion

L’examen du désir est le prélude nécessaire au choix de la vie la meilleure. Cet examen dessine une anthropologie c’est à dire une conception de la nature humaine. Le désir semble être le propre de l’homme. Toute la problématique platonicienne du désir s’ordonne sur le thème de la purification progressive de l’âme.

3.1. Désir sensible et raison.

3.1.1. Désir sensible ou la démesure.

Le désir sensible a deux caractéristiques :
Il est illimité (en grec : apeiron, peiron : limite). Alors que le besoin exige une satisfaction modeste, le désir sensible est une appétition insatiable. Le propre du désir sensible est de changer sans cesse d’objet et de ne se satisfaire jamais (ex : Don Juan). Bref, le désir sensible vise insatiablement les objets du plaisir que fait miroiter le monde sensible. Il est la marque d’un manque d’unité et de satisfaction véritable. Il est conscience d’être manque mais il ignore que la nature des objets qu’il recherche ne pourra jamais le combler. « Aucune possession sensible ne saurait satisfaire le désir humain ». Aussi Platon le compare-t-il (dans le « Gorgias ») à un tonneau percé (mythe infernal des Danaïdes).   Il est tyrannique. En chaque homme existe un tyran qui devient manifeste quand il trouve les conditions favorables à son actualisation. Il devient manifeste :
-dans l’invisibilité (la République livre 2 p109-110 : l’anneau de Gygès)
-dans le sommeil (la République livre 5 p333-339 : les désirs illégitimes) Bref, le désir sensible de puissance est innée en chaque homme ; s’il n’est pas moins un désir nécessaire, il n’en est pas moins un désir « naturel ». Quelque soient les aptitudes qui feront de lui un philosophe, aucun homme ne naît philosophe mais il peut le devenir. Comment ?

3.1.2. La raison ou la mesure

Quand le désir sensible prend le contrôle de l’âme, il écarte l’âme de son essence. L’effort philosophique consiste donc à ramener le désir à l’ordre, à la sagesse. La philosophie est désir de sagesse et le désir de sagesse est le désir propre à la portée rationnelle de l’âme. Est vraiment philosophe celui en qui la raison gouverne effectivement.
L’éducation philosophique : le mythe de la caverne Aucun homme ne naît philosophe mais peut le devenir. Comment ? Sinon en extirpant, du moins en amoindrissant la force des désirs tyranniques et en faisant triompher le désir de sagesse. Ce désir de sagesse procède d’un refus et d’un élan : refus de rechercher la satisfaction du désir proprement humain dans les plaisirs sensibles et élan vers le bien substantiel. Pour qu’il comprenne l’importance de ce refus et de ce refus, l’homme a besoin d’une éducation, d’une instruction. Eduquer l’homme, cela signifie élever son âme vers le bien. Et nous trouvons dans l’allégorie de la caverne le symbole de l’ascension (anabase) de l’âme vers le bien : la caverne symbolise le monde sensible et l’éducation philosophique consiste à détourner l’âme toute entière des biens sensibles, superficiels, vers le bien essentiel. « Le présent discours montre que chacun possède la faculté d’apprendre et l’organe destiné cette usage (nôus) et que, semblable à des yeux qui ne pourrait se tourner qu’avec le corps le corps tout entier des ténèbres vers la lumière, cet organe doit aussi se détourner avec l’âme toute entière, de ce qui naît jusqu’à ce qu’il devienne capable de supporter la vue de l’être et de ce qu’il y a de plus lumineux dans l’être, c’est à dire le bien.  L’éducation ne consiste pas à donner la vue à un oeil qui serait aveugle, la capacité de voir de l’esprit est déjà là comme d’origine divine, la tâche de l’éducation est seulement de donner à l’oeil de l’âme la bonne direction, c’est à dire de le conduire de la semi-obscurité des sens au clair soleil de l’Idée. Tout est donc subordonné à l’exactitude du regard.

3.2. L’éducation civique

L’homme qui s’est élevé jusqu’à la lumière du bien ne doit pas s’évader dans la contemplation mais doit accepter sa tâche terrestre. L’évasion est certes une tentation toujours très vive pour le philosophe mais il lui faut redescendre dans la caverne pour organiser la conduite de l’individu et de la Cité. Cela ne vas pas sans risques. Malgré son mépris pour la vaine gloire, le philosophe doit gouverner pour la Cité, car « tant que les philosophes ne seront pas roi dans les Cités, ou que ceux qu’on appelle aujourd’hui roi ne seront pas vraiment philosophes, tant que la puissance politique et la philosophie ne se rencontreront pas dans le même sujet ; tant que les nombreuses natures qui poursuivent actuellement l’un ou l’autre de ces buts, de façon exclusive, ne seront pas mis dans l’impossibilité d’agir ainsi, il n’y aura de cesse aux maux de la Cité, ni, ce me semble, au genre humain, et jamais le Cité que nous avons décrite tantôt ne verra pas la lumière du jour » (La République, livre V p229).  Allié, unir la philosophie à la politique, voilà le seul moyen d’assurer le bonheur privé et public, tout les deux sont inséparables et c’est pour cela que le philosophe doit se charger du pouvoir. La politique est nécessaire au bonheur, le but de la politique est le bonheur.  Désirer la sagesse c’est vouloir saisir immédiatement les Idées et ne plus les perdre. Mais ici bas, il y a un obstacle infranchissable : c’est la nature corporelle de l’homme. Désirer; pour Platon, la sagesse, c’est donc désirer mourir à la vie sensible. En effet, d’après lui, parés la mort, plus rien ne s’interposera entre l’âme et l’Idée, rien n’empêchera la fusion bienheureuse. La mort, pour celui qui sait s’y préparer, ouvrira les portes de la connaissance vraie et du bonheur parfait, le philosophe doit donc s’exercer à mourir. La condition sine qua none du parfait accomplissement du désir de sagesse et donc l’immortalité de l’âme.

LE CAPITALISME LIBERALE OU LE CANCER DU PROGRES

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Délocalisations et Mondialisation

La mondialisation libérale consiste principalement en la suppression de toute entrave à la circulation des marchandises et des capitaux, rendant possible les délocalisations, les chantages à l’emploi, et les profits sans précédent des multinationales. Au risque de causer la désindustrialisation et le déclin géopolitique des pays occidentaux…
Faire baisser le « coût du travail »Pour maximiser le profit des entreprises, la solution la plus facile et la plus efficace est de faire baisser le « coût du travail ». Il existe d’autres moyens pour accroître les profits (l’innovation, la recherche et développement…), mais leurs résultats sont incertains et ne peuvent être obtenus qu’à long-terme, alors que la réduction du « coût du travail » permet de générer une augmentation des profits de façon certaine et immédiate.La baisse du « coût du travail » est obtenue en réduisant les salaires et les charges sociales, et en augmentant le temps de travail.Et pour que les salariés acceptent des conditions moins avantageuses, il est nécessaire d’augmenter la concurrence sur le marché du travail.

Le but central de la mondialisation: augmenter la concurrence sur le marché du travail

Les délocalisations et les chantages à l’emploi ont révélé l’objectif principal de la « mondialisation »: instituer un nouvel esclavage en mettant en concurrence directe les salariés de tous les pays, grâce à la suppression des barrières douanières et des restrictions à la circulation des capitaux.

A travers une série d’accords internationaux (établis depuis 1995 dans le cadre de l’OMC), cette déréglementation a permis aux multinationales de dissocier totalement le lieu de production du lieu de vente, en délocalisant les usines en Chine pour vendre les produits en Amérique du Nord ou en Europe, là où se trouvaient les consommateurs et le pouvoir d’achat.

Au début, les délocalisations ne concernaient que les emplois industriels. Aujourd’hui, elles touchent tous les secteurs, y compris le tertiaire (comptabilité, services informatiques, call-centers…) la haute technologie, ou la recherche et développement.

Les délocalisations continueront tant que les entreprises auront le moindre profit à y gagner, c’est à dire tant que le salarié européen ou nord-américain n’aura pas accepté les mêmes conditions que le salarié chinois, en travaillant 70 heures par semaine, 6 jours sur 7, avec une semaine de vacances par an, sans protection sociale, le tout pour un salaire de moins de 150 euros par mois.

Certains espèrent qu’avec le temps, les salaires des pays émergents rejoindront ceux des pays occidentaux. Mais cet espoir est illusoire tant que l’absence de démocratie dans les pays émergents empêche toute revendication sociale pour l’amélioration des salaires et des conditions de travail. De même, tant que la surpopulation assure une surabondance de main d’oeuvre disponible, l’égalisation des conditions de travail et des salaires ne peut se faire que par le bas.

Cette baisse massive et durable du coût du travail pour les entreprises rend moins utiles les investissements dans la robotisation des moyens de production, les esclaves coûtant encore moins cher que les robots. Ainsi, les usines délocalisées en Europe de l’Est ou en Chine ressemblent aux usines des années 70, avec un retour au travail à la chaine des ouvriers.

Paupérisation et enrichissement

La paupérisation des consommateurs occidentaux pourrait sembler être un mauvais calcul de la part des multinationales, car au bout du compte, la baisse des revenus entraînera l’effondrement de la consommation. Mais en réalité, dans les prévisions des multinationales, la consommation globale ne sera pas affectée. Tout d’abord parce que l’appauvrissement des classes moyennes est compensée par un enrichissement sans précédent des « classes supérieures » qui profitent à plein du libéralisme. Ces 10 dernières années, pendant que les classes moyennes s’appauvrissaient, le revenu des 1% les plus riches n’a jamais autant augmenté. Ce que les uns ont perdu, les autres l’ont gagné, selon le principe bien connu des vases communicants.

Par ailleurs, la baisse de la consommation des classes moyennes en Occident est équilibrée par l’accroissement massif du nombre de consommateurs dans les pays émergents. Même si les revenus y sont faibles, cette faiblesse est compensée par le nombre (la population additionnée de l’Inde et la Chine est de 2,2 milliards d’habitants).

Le prix écologique de la mondialisation

L’intensification de la circulation des marchandises d’un continent à l’autre entre les lieux de fabrication, d’assemblage et de vente se fait au prix d’un accroissement considérable des transports (par avions, bateaux, ou camions) et donc de la pollution. Une pollution également accrue par l’entrée des pays émergents dans l’âge industriel et la « société de consommation », avec la généralisation de la voiture et du mode de vie occidental polluant.

Outre la pollution globale au CO2 et ses intérêts politico-financiers sur le réchauffement climatique, les pays émergents payent au prix fort les conséquences écologiques de leur croissance économique effrénée. Les pollutions causées par les accidents industriels se multiplient en Chine, où les habitants des villes portent souvent des masques, protection dérisoire contre une pollution de l’air qui tue 400.000 chinois chaque année.

Epuisement et dépression collective des citoyens occidentaux Pendant que la Chine ou l’Inde faisaient des efforts massifs et continus pour l’éducation de sa population et utilisait l’argent public de façon optimale pour développer ses infrastructures et son industrie, les dirigeants des pays occidentaux comme les Etats-Unis et la France se sont ingéniés à abrutir leur population (pour la rendre plus facilement manipulable), à affaiblir les énergies individuelles, à saboter l’éducation et les services publics (pour justifier ensuite leur privatisation), et à dilapider et détourner l’argent public.Au moment où les citoyens devraient redoubler d’imagination et de créativité pour relever le « défi de la mondialisation », ils sont épuisés, déprimés, vidés de leur énergie par leurs dirigeants qui n’ont cessé de les vampiriser et de les brimer (au nom de la « tolérance zéro »).

L’avantage majeur dont disposait l’Occident jusqu’à présent était son avance dans les industries technologiques et culturelles. L’épuisement des énergies, l’abêtisation, et une société de plus en plus étouffante et répressive ont affaibli les capacités d’innovation et réduit les atouts des pays occidentaux, en voie d’être rattrapés puis dépassés par la Chine, l’Inde, et d’autres pays émergents.

Désindustrialisation et déclin de l’occident

Les délocalisations représentent un danger stratégique pour les pays occidentaux, en particulier pour les pays européens. L’affaiblissement des secteurs industriels entraîne à sa périphérie celui des « services à l’industrie », de la recherche et développement, et finalement des sièges sociaux qui tendront à se rapprocher des nouveaux centres de production et de consommation. Bientôt le savoir-faire ainsi que la capacité d’initiative seront perdus dans un ensemble de secteurs dont certains sont essentiels pour le rang que ces pays souhaitent occuper dans le monde. La puissance géopolitique et militaire repose sur la puissance économique et technologique. Une fois appauvris et désindustrialisés, les pays occidentaux devront renoncer à leur leadership mondial, au bénéfice des actuels « pays émergents », au premier rang desquels se trouvent la Chine et l’Inde.

Les Etats-Unis et surtout l’Europe de l’Ouest sont en voie de désindustrialisation (d’où la stagnation du PNB européen, avec une croissance inférieure à 2% par an contre 12 à 14% pour la Chine). Depuis 10 ans, les capitaux occidentaux se sont investis massivement en Chine, avec pour conséquence des infrastructures et un appareil productif vieillissant dans les pays occidentaux où les investissements ont manqué. Les villes et les usines des pays émergents sont souvent plus modernes que dans les pays européens désormais en voie de sous-développement, tandis que les anciens « pays en voie de développement » sont en train de devenir les pays riches des prochaines décennies. Bientôt, les rôles seront inversés, et les citoyens européens réduits à la misère deviendront les esclaves qui fabriqueront à bas coût les produits consommés en Chine.

L’ironie du sort, c’est que ce sont les « forces vives » du capitalisme (les entreprises) qui sont en train de transformer la Chine en superpuissance, alors que c’est la dernière grande dictature communiste de la planète.

Car la Chine est toujours dirigée par un parti unique, sans élections libres, et ses dirigeants ont toujours affirmé que la phase actuelle n’était qu’un moyen transitoire pour parvenir à la victoire du « socialisme ».

Les dirigeants chinois ont parfaitement mis en pratique la stratégie des arts martiaux et de la sagesse orientale: utiliser la force de l’adversaire contre lui-même.

La Chine a analysé méthodiquement les faiblesses de l’Occident, en identifiant parfaitement le point faible principal, à savoir l’incroyable cupidité des multinationales et le dévoiement du pouvoir politique par les élites économiques. La Chine a peut-être aussi été inspirée par cette citation de Lénine: « Les capitalistes étrangers font tout pour l’argent. Ils essaient même de nous vendre la corde avec laquelle nous les pendrons. »

Le 21è siècle sera donc asiatique, et les deux premières puissances économiques mondiales seront la Chine et l’Inde. Après avoir dillapidé leurs ressources dans les guerres, détestés du monde entier, les Etats-Unis seront sur la voie du déclin, sauf si ils décident une guerre nucléaire contre la Chine pour sauvegarder leur position dominante. Quant à l’Europe, elle est durablement affaiblie par un élargissement sans fin, par les délocalisations, et par l’impuissance économique volontaire des états.

Consommateurs irresponsables

Les délocalisations n’auraient pas été possibles sans l’inconscience et l’irresponsabilité des consommateurs qui achètent des produits sans se soucier des conditions de production et de leurs conséquences.

Les citoyens ont encore le moyen de mettre en échec les délocalisations en boycottant totalement les productions délocalisées, ce qui implique une grève quasi totale de la consommation de produits manufacturés (produits électroniques et informatiques, vètements, chaussures, articles de sport, de jouets, etc). Le lieu de fabrication est indiqué sur les produits. La mention « made in PRC » (signifiant « Popular Republic of China ») est souvent utilisée pour dissimuler l’origine chinoise au consommateur non-averti.

Pour être efficace, cette grève doit avoir lieu tant que les consommateurs occidentaux représentent encore la part majoritaire du chiffre d’affaire des multinationales.

Restaurer les barrières douanières

Chaque pays est dans une situation différente, avec une culture et une histoire différentes. Il est donc normal que les systèmes sociaux soient différents. De même qu’une cellule est pourvue d’une membrane pour maintenir les conditions nécessaires à son milieu intérieur, la seule manière pour un pays de sauvegarder son système social est d’établir des barrières douanières, pour équilibrer les conditions économiques différentes des pays d’où proviennent les produits importés.

Il n’existe donc que deux solutions pour mettre fin aux délocalisations et au déclin industriel des pays occidentaux: l’alignement des conditions sociales sur celles en vigueur dans les pays émergents, ou bien, le rétablissement des barrières douanières proportionnellement aux différences de salaires, de droits sociaux, et de législation environnementale.

Dernier moment pour agir

La période actuelle est le dernier moment pour agir. Il n’y aura en effet plus de retour en arrière possible lorsque les machines, les capitaux, et le savoir-faire seront partis ailleurs. Il sera également trop tard lorsque la capacité d’action des états (et donc des citoyens) aura été totalement neutralisée par les accords multilatéraux, les traités européens, et surtout, par l’effet conjugué de l’endettement (dont le remboursement représente déjà le quart des dépenses de l’état en France) et de la réduction des recettes de l’état, du fait de la désindustrialisation et de l’appauvrissement des salariés.


Pour info :

Coût de la main d’oeuvre dans l’industrie manufacturière
en dollar par heure, charges sociales incluses
1990 1995 2000 2001
Etats-Unis 14,9 17,2 19,7 20,3
Japon 12,8 23,8 22,0 19,6
Europe des 15 17,2 21,8 18,5 18,4
Allemagne 30,3 23,0 22,9
Royaume-Uni 12,7 13,8 16,4 16,1
France 15,5 19,4 15,7 15,9
Italie 17,5 16,2 14,0 13,8
Espagne 11,4 12,8 10,8 10,9
Pologne 2,8 4,1
Hongrie 2,6 3,4
République tchèque 2,2 3,0
Corée 3,7 7,3 8,5 8,1
Hong Kong 3,2 4,9 5,6 6,0
Taiwan 3,9 5,9 5,9 5,7
Chine 0,5 0,4
Inde 0,3 0,3
Brésil 3,6 3,0
Mexique 1,6 1,7 2,1 2,3

source: ministère américain du Travail

LA NATURE HUMAINE REVUE PAR LES ELITES

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La nature humaine revue par les élites

extrait de « 1984 » de George Orwell

« Nous ne cherchons pas le pouvoir en vue de nos propres fins, mais pour le bien de la majorité tel que nous le définissons. Les hommes, ces créatures frêles et lâches, ne peuvent endurer la liberté ni faire face à la vérité. Ils doivent être dirigés par ceux qui sont plus forts qu’eux.

L’espèce humaine a le choix entre la liberté et le bonheur, or le bonheur vaut mieux.

Le bien des autres ne nous intéresse pas, nous ne recherchons que le pouvoir, le pur pouvoir. Les nazis et les communistes se rapprochent beaucoup de nous par leurs méthodes, mais ils n’eurent jamais le courage de reconnaître leurs propres motifs. Ils prétendaient s’être emparés du pouvoir pour une période limitée; passé le point critique, il y aurait un paradis où les hommes seraient libres et égaux.

Nous ne sommes pas ainsi, nous savons que jamais personne ne s’empare du pouvoir avec l’intention d’y renoncer. On n’établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature.

La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir. L’esclavage c’est la liberté. Seul, libre, l’être humain est toujours vaincu. Mais s’il renonce à son identité, s’il se soumet entièrement et totalement, il se fond dans le pouvoir collectif, il est alors tout-puissant et immortel. Ce pouvoir est aussi le pouvoir sur d’autres êtres humains, sur les corps mais surtout sur les esprits. Le pouvoir sur la matière n’est pas important, notre maîtrise de la matière est déjà absolue. Ce qui importe c’est de commander à l’esprit.

La réalité est à l’intérieur du crâne… Le réel pouvoir, le pouvoir pour lequel nous devons lutter jour et nuit, est le pouvoir non sur les choses, mais sur les hommes. Comment assure-t-on le pouvoir sur un autre? En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. Comment, s’il ne souffre pas, peut-on être certain qu’il obéit, non à sa volonté, mais à la nôtre?

Le pouvoir est d’infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l’esprit humain en morceaux que l’on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l’on a choisies. Commencez-vous à voir quel sorte de monde nous créons? Un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d’écraseurs et d’écrasés, un monde qui au fur et à mesure qu’il s’affinera deviendra plus impitoyable.

Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de souffrance. Notre civilisation est fondée sur la haine; il n’y aura pas d’autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l’humiliation. Nous détruirons tout le reste. Nous avons coupé les liens entre l’enfant et les parents, entre l’homme et l’homme, entre l’homme et la femme. Mais plus tard, il n’y aura ni femme ni ami. Les enfants seront à leur naissance enlevés aux mères, comme on enlève leurs oeufs aux poules. La procréation sera une formalité annuelle, comme le renouvellement de la carte d’alimentation. Il n’y aura plus de loyauté que pour le pouvoir. Tous les plaisirs de l’émulation seront détruits remplacés par l’ivresse toujours croissante du pouvoir, qui s’affinera de plus en plus. Il y aura à chaque instant, le frisson de la victoire, la sensation de piétiner un ennemi impuissant… Autant qu’un monde de triomphe ce sera un monde de terreur… Nous commanderons à la vie à tous ses niveaux.

Vous imaginez qu’il y a quelque chose qui s’appelle la nature humaine qui sera outragée par ce que nous faisons et se retournera contre nous. Mais nous créons la nature humaine. L’homme est infiniment malléable. Tel est le monde que nous préparons. Un monde où les victoires succèderont aux victoires et les triomphes aux triomphes, un monde d’éternelle pression, toujours renouvelée, sur la fibre de la puissance. Vous commencez à réaliser ce que sera ce monde.

À la fin vous ferez plus que le comprendre, vous l’accepterez, vous l’accueillerez avec joie, vous en demanderez votre part en idolâtrant vos propres bourreaux. »

Written by pibpress

décembre 16, 2009 at 4:03

Publié dans Philosophie de trotoir

L’APOCALYPSE SELON JEAN

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La prophétie de Jean de Jérusalem

Cette prophétie visionnaire décrit les temps présents avec une fascinante acuité…
Elle aurait été écrite en 1099 par Jean de Jérusalem (ou Jean de Vezelay), l’un des 8 fondateurs de l’Ordre des Templiers.


La première partie de la prophétie est une sombre prédiction pour la période de l’an 2000, « l’An Mille qui vient après l’An Mille ». A l’inverse, la deuxième partie de la prophétie annonce une ère nouvelle et pleine d’espoir, « lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille »…

Protocole secret des prophéties »
Jean de Jérusalem – 1099

Je vois et je sais.

Mes yeux découvrent dans le Ciel ce qui sera et je franchis le temps d’un seul pas.
Une main me guide vers ce que vous ne voyez ni ne savez.

Mille ans auront passé et Jérusalem ne sera plus la ville des Croisés du Christ.
Le sable aura enfoui sous ses grains les murailles de nos châteaux, nos armures et nos os. Il aura étouffé nos voix et nos prières.

Les Chrétiens venus de loin en pèlerins là où étaient leur Droit et leur Foi, n’oseront s’approcher du Tombeau et des Reliques qu’escortés par des Chevaliers Juifs qui auront ici (…) leur Royaume et leur Temple. (1)

Les Infidèles seront une foule innombrable qui se répandra partout
et leur foi résonnera comme le tambour d’un bout à l’autre de la Terre. (2)

Je vois la Terre immense.

Des continents qu’Hérodote ne nommait que dans ses rêves se seront ajoutés au-delà des grandes forêts dont parle Tacite, et loin au bout de mers illimitées qui commencent après les Colonnes d’Hercule. (3)
Mille ans auront passé depuis le temps que nous vivons et les fiefs se seront partout rassemblés en de grands royaumes et de vastes empires.

Des guerres aussi nombreuses que les mailles de la cotte que portent les Chevaliers de l’Ordre se seront entrecroisées, défaisant les royaumes et les empires, en tissant d’autres. (4)

Et les serfs, les manants, les pauvres sans feu se seront mille fois révoltés, brûlant les récoltes, les châteaux et les villes, jusqu’à ce qu’on les écorche vifs et qu’on force les survivants à rentrer dans leurs tanières.

Ils se seront crus Rois. (5)
Mille ans auront passé et l’homme aura gagné le fond des mers et des cieux
et il sera comme une étoile au firmament.

Il aura acquis la puissance du soleil et il se sera pris pour Dieu,
bâtissant sur l’immense terre mille tours de Babel. (6)

Il aura construit des murs sur les ruines de ceux qu’avaient élevés les Empereurs de Rome, et ils sépareront une nouvelle fois des Légions et des Tribus Barbares.

Au-delà des grandes forêts sera un Empire.
Quand les murs s’effondreront l’Empire ne sera plus qu’une eau boueuse.
Les peuples seront une nouvelle fois mêlés. (7)

Alors commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille.

Je vois et je sais ce qu’il sera.
Je suis le scribe.

Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille l’homme sera devant la bouche d’ombre d’un labyrinthe obscur.
Et je vois au fond de cette nuit dans laquelle il va s’enfoncer les yeux rouges du Minotaure.

Prends garde à sa fureur cruelle, toi qui vivras l’An Mille qui vient après l’An Mille.

Notes
(1) Vision de l’Etat d’Israël ?
(2) L’intégrisme islamiste (« les infidèles » était l’expression utilisée par les Chrétiens du 11è siècle pour désigner les Musulmans)
(3) Annonce des découvertes du continent américain (situé après les « Colonnes d’Hercule », nom donné au détroit de Gibraltar dans l’Antiquité)
(4) Chute des royaumes et des empires européens, avènement de l’Empire américain et de l’Union Européenne…
(5) La démocratie?
(6) La technologie toute-puissante, les voyages spaciaux, la maîtrise de l’énergie nucléaire, et l’expansion des villes (les « tours de Babel »)
(7) Effondrement de l’Union Soviétique et chute du mur de Berlin?
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après L’An Mille…

1
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’Or sera dans le Sang
Qui regardera les étoiles y comptera des deniers
Qui entrera dans le Temple y rencontrera les marchands
Les Souverains seront changeurs et usuriers
Le Glaive défendra le Serpent

Mais le feu couvera
Chaque ville sera Sodome et Gomorrhe
Et les enfants des enfants deviendront la nuée ardente
Ils lèveront les vieux étendards

2
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’Homme aura peuplé les Cieux et la Terre et les Mers de ses Créatures
Il ordonnera
Il voudra les pouvoirs de Dieu
Il ne connaîtra aucune limite

Mais chaque chose se retournera
Il titubera comme un roi ivre
Il galopera comme un chevalier aveugle
Et à coup d’éperon il poussera sa monture dans la forêt
Au bout du chemin sera l’abîme

3
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Se dresseront en tous points de la Terre des Tours de Babel
Ce sera Rome et ce sera Byzance
Les champs se videront
Il n’y aura de loi que de soi et de sa bande

Mais les Barbares seront dans la ville
Il n’y aura plus de pain pour tous
Et les jeux ne suffiront plus
Alors les gens sans avenir
Allumeront les grands incendies
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
La faim serrera le ventre de tant d’hommes
Et le froid bleuira tant de mains
Que ceux-là voudront voir un autre monde
Et des marchands d’illusions viendront qui proposeront le poison

Mais il détruira les corps et pourrira les âmes
Et ceux-là qui auront mêlé le poison à leur sang
Seront comme bête sauvage prise au piège
Et tueront et violeront et rançonneront et voleront
Et la vie deviendra une apocalypse de chaque jour

5
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Chacun cherchera à jouir tout ce qu’il peut
L’Homme répudiera son épouse autant de fois qu’il se mariera
Et la femme ira par les chemins perdus (creux) prenant celui qui lui plaira
Enfantant sans donner le nom du Père

Mais aucun Maître ne guidera l’Enfant
Et chacun parmi les autres sera seul
La tradition sera perdue
La loi sera oubliée
Comme si l’Annonce n’avait pas été faite et l’homme redeviendra sauvage

6
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Le père prendra son plaisir avec sa fille
L’homme avec l’homme la femme avec la femme
Le vieux avec l’enfant impubère
Et cela sera aux yeux de tous

Mais le sang deviendra impur
Le mal se répandra de lit en lit
Le corps accueillera toutes les putréfactions de la terre
Les visages seront rongés les membres décharnés
L’amour sera haute menace pour ceux qui ne se connaissent que par la chair

7
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Celui qui parlera de Serment et de Loi
Ne sera pas entendu
Celui qui prêchera la Foi du Christ
Perdra sa voix dans le désert

Mais partout se répandra les eaux puissantes des religions infidèles
De faux messies rassembleront les hommes aveuglés
Et l’infidèle armé sera comme jamais il ne fut
Il parlera de justice et de droit et sa foi sera brûlante et tranchante
Il se vengera de la Croisade
8
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Le bruit de la mort donnée roulera comme l’orage sur la terre
Les barbares seront mêlés aux soldats des dernières légions
Les Infidèles vivront dans le cœur des Villes Saintes
Chacun sera tour à tour barbare, infidèle et sauvage

Il n’y aura plus d’ordre ni de règle
La haine se répandra comme la flamme dans la forêt sèche
Les barbares massacreront les soldats
Les infidèles égorgeront les croyants
La sauvagerie sera de chacun et de tous et les villes périront

9
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes se jugeront entre eux selon leur sang et leur foi
Nul n’écoutera le cœur souffrant des enfants
On les dénichera comme des oisillons
Et personne ne saura les protéger de la main raidie par le gantelet

La haine inondera les terres qui se croyaient pacifiées
Et nul ne sera épargné ni les vieux ni les blessés
Les maisons seront détruites ou volées
Les uns prendront la place des autres
Chacun fermera les yeux pour ne pas voir les femmes violées

10Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Chacun saura ce qui est en tous les lieux de la terre
On verra l’enfant dont les os percent la peau
Et celui dont les yeux sont couverts de mouches
Et celui qu’on pourchasse comme un rat

Mais l’homme qui verra détournera la tête
Car il ne se souciera que de lui
Celui-là donnera une poignée de grains comme aumône
Alors qu’il dort sur des sacs pleins
Et ce qu’il donnera d’une main il le reprendra de l’autre

11
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme fera marchandise de tout
Chaque chose aura son prix
L’arbre l’eau et l’animal
Plus rien ne sera vraiment donné et tout sera vendu

Mais l’homme alors ne sera plus que poids de chair
On troquera son corps comme un quartier de viande
On prendra son œil et son cœur
Rien ne sera sacré ni sa vie ni son âme
On se disputera sa dépouille et son sang comme une charogne à dépecer

12
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme aura changé le visage de la terre
Il se voudra le Maître et le Souverain des forêts et des troupeaux
Il aura creusé le sol et le ciel
Et tracé son sillon dans les fleuves et les mers

Mais la terre sera nue et stérile
L’Air deviendra brûlant et l’eau sera fétide
La vie se fanera car l’homme épuisera la richesse du monde
Et l’homme sera seul comme un loup
Dans la haine de lui

13
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’enfant sera lui aussi vendu
Certains se serviront de lui comme d’une quintaine
Pour jouir de sa neuve peau
D’autres le traiteront comme un animal servile

On oubliera la faiblesse sacrée de l’enfant
Et son mystère
Il sera comme un poulain qu’on dresse
Comme un agneau qu’on saigne qu’on abat
Et l’homme ne sera plus rien que barbarie

14
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Le regard et l’esprit des hommes seront prisonniers
Ils seront ivres et l’ignoreront
Ils prendront les images et les reflets pour la vérité du monde
On fera d’eux ce que l’on fait d’un mouton

Alors les carnassiers viendront
Les rapaces les mettront en troupeau pour mieux les guider vers l’abîme
Et les dresser les uns contre les autres
On les écorchera pour prendre leur laine et leur peau
Et l’homme s’il survit sera dépouillé de son âme

15
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Régnerons des Souverains sans croyance
Ils ordonneront aux foules humaines innocentes et passives
Ils cacheront leurs visages et garderont leurs noms secret
Et leurs châteaux forts seront perdus dans les forêts

Mais ils décideront du sort de tout et de tous
Personne ne participera aux assemblées de leur ordre
Chacun sera vrai serf et se croira homme libre et chevalier
Seuls se dresseront ceux des villes sauvages et des fois hérétiques
Mais ils seront d’abord vaincus et brûlés vifs

16
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes seront si nombreux sur les terres
Qu’ils ressembleront à une fourmilière dans laquelle on enfonce le bâton
Ils grouilleront et la mort les écrasera du talon
Comme des insectes affolés

De grands mouvements les pousseront d’une contrée à l’autre
Les peaux brunes se mêleront aux peaux blanches
La Foi du Christ à celle de l’Infidèle
Certains prêcheront la paix jurée
Mais partout ce sera la guerre des tribus ennemies

17
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes voudront franchir toutes les enceintes
La mère aura les cheveux gris d’une vieille
Le chemin de la nature sera abandonné
Et les familles seront comme des grains séparés que rien ne peut unir

Ce sera donc un autre monde
Chacun errera sans lien comme un cheval emballé
Allant en tout sens sans guide
Malheur au chevalier qui chevauchera cette monture
Il sera sans étrier et chutera dans le fossé

18
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes ne s’en remettront plus à la loi de Dieu
Mais voudront guider leur vie comme une monture
Ils voudront choisir leurs enfants dans le ventre de leurs femmes
Et tueront ceux qu’ils n’aimeront pas

Mais que sera l’homme qui se prendra ainsi pour Dieu ?
Les Puissants se saisiront des meilleures terres et des plus belles femmes
Les pauvres et les faibles seront du bétail
Chaque masure deviendra donjon
La peur sera en chaque cœur comme un poison
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Un ordre noir et secret aura surgi
Sa loi sera de haine et son arme le poison
Il voudra toujours plus d’or et étendra son règne sur toute la terre
Et ses servants seront liés entre eux par un baiser de sang

Les hommes justes et les faibles subiront sa règle
Les Puissants se mettront à son service
La seule loi sera celle qu’il dictera dans l’ombre
Il vendra le poison jusque dans les églises
Et le monde marchera avec ce scorpion sous son talon

20
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Bien des hommes resteront assis les bras croisés
Ou bien iront sans savoir où les yeux vides
Car ils n’auront plus de forge où battre le métal
Et plus de champ à cultiver

Ils seront comme une graine qui ne peut prendre racine
Errants et démunis humiliés et désespérés
Les plus jeunes et les plus vieux souvent sans lieux
Ils n’auront que la guerre pour salut
Et ils se combattront d’abord eux-mêmes et ils haïront leur vie

21
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les maladies de l’eau du ciel et de la Terre
Frapperont l’homme et le menaceront
Il voudra faire renaître ce qu’il a détruit et protéger ce qui demeure
Il aura peur des jours qui viennent

Mais il sera bien tard
Le désert rongera la terre et l’eau sera de plus en plus profonde
Elle ruissellera certains jours en emportant tout comme un déluge
Et elle manquera le lendemain à la terre
Et l’air rongera le corps des plus faibles

22
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
La terre tremblera en plusieurs lieux et les villes s’effondreront
Tout ce que l’on aura construit sans écouter les sages
Sera menacé et détruit
La boue submergera les villages et le sol s’ouvrira sous les Palais

L’homme s’obstinera car l’orgueil est sa folie
Il n’entendra pas l’avertissement répété de la terre
Mais l’incendie détruira les nouvelles Rome
Et dans les décombres accumulés
Les pauvres et les barbares pilleront malgré les Légions les richesses abandonnées
23
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Le soleil brûlera la terre
L’Air ne sera plus le voile qui protège du feu
Il ne sera qu’un rideau troué
Et la lumière brûlante rongera les peaux et les yeux

La mer s’élèvera comme une eau qui bout
Les villes et les rivages seront ensevelies
Et des continents entiers disparaîtront
Les hommes se réfugieront sur les hauteurs
Et ils reconstruiront oubliant déjà ce qui est survenu

24
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes sauront faire vivre des mirages
Les sens seront trompés et ils croiront toucher ce qui n’est pas
Ils suivront des chemins que seuls les yeux verront
Et le rêve pourra ainsi devenir vivant

Mais l’homme ne saura plus séparer ce qui est de ce qui n’est pas
Il se perdra dans de faux labyrinthes
Ceux qui sauront faire naître des mirages
Se joueront de l’homme naïf en le trompant
Et beaucoup d’hommes deviendront des chiens rampants

25
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les animaux que Noé avait embarqués sur son Arche
Ne seront plus entre les mains de l’Homme
Que bêtes transformées selon sa volonté
Et qui se souciera de leur souffrance vivante?

L’homme aura fait de chaque espèce ce qu’il aura voulu
Et il en aura détruit d’innombrables
Que sera devenu l’homme qui aura changé les lois de la vie
Qui aura fait de l’animal vivant une motte de glaise
Sera-t-il l’égal de Dieu ou l’enfant du Diable?

26
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Il faudra avoir peur pour l’enfant de l’homme
Le poison et le désespoir le guetteront
On ne l’aura désiré que pour soi et non pour lui ou pour le monde
Il sera traqué pour le plaisir et parfois on vendra son corps

Mais même celui qui sera protégé par les siens
Sera menacé d’avoir l’esprit mort
Il vivra dans le jeu et le mirage
Qui le guidera puisqu’il n’y aura plus maître
Personne ne lui aura enseigné à espérer et à agir

27
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme se croira Dieu alors qu’il ne sera rien de plus qu’à sa naissance
Il frappera toujours vaincu par la colère et la jalousie
Mais son bras sera armé de la puissance dont il se sera emparé
Et Prométhée aveuglé il pourra tout détruire autour de lui

Il restera un nain de l’âme et il aura la force d’un géant
Il avancera d’un pas immense mais il ignorera quel chemin prendre
Sa tête sera lourde de savoir
Mais il ne saura pas pourquoi il vit et il meurt
Il sera comme toujours le fou qui gesticule ou l’enfant qui geint

28
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Des contrées entières seront la proie de la guerre
Au-delà du limès romain et même sur l’ancien territoire de l’Empire
Les hommes des mêmes cités s’égorgeront
Ici sera la guerre entre tribus et là entre croyants

Les Juifs et les enfants d’Allah n’en finiront pas de s’opposer
Et la terre du Christ sera leur champ de bataille
Mais les infidèles voudront partout défendre la pureté de leur foi
Et il n’y aura en face d’eux que doute et puissance
Alors la mort s’avancera partout comme l’étendard des temps nouveaux

29
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Des hommes en multitude seront exclus de la vie humaine
Ils n’auront ni droits ni toit ni pain
Ils seront nus et n’auront que leurs corps à vendre
On les rejettera loin des tours de Babel de l’opulence

Ils grouilleront comme un remords et une menace
Ils occuperont des contrées entières et prolifèreront
Ils écouteront les prédications de la vengeance
Et ils se lanceront à l’assaut des tours orgueilleuses
Le temps sera revenu des invasions barbares

30Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme sera entré dans le labyrinthe obscur
Il aura peur et il fermera les yeux car il ne saura plus voir
Il se défiera de tout et il craindra à chaque pas
Mais il sera poussé en avant car aucune halte ne sera permise

La voix de Cassandre sera pourtant haute et forte
Il ne l’entendra pas
Car il voudra toujours plus posséder et sa tête sera perdue dans les mirages
Ceux qui seront ses Maîtres le tromperont
Et il n’y aura que des mauvais bergers

sque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille

31
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes auront enfin ouvert les yeux
Ils ne seront plus enfermés dans leurs têtes et dans leurs cités
Ils se verront et s’entendront d’un point à l’autre de la terre
Ils sauront que ce qui frappe l’un blesse l’autre

Les hommes formeront comme un grand corps unique
Dont chacun d’eux sera une part infime
Et ils constitueront ensemble le cœur
Et il y aura enfin une langue qui sera parlée par tous
Et il naîtra ainsi enfin le grand humain

32
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme aura conquis le ciel
Il créera des étoiles dans la grande mer bleu sombre
Et il naviguera sur cette nef brillante
Nouvel Ulysse compagnon du Soleil pour l’Odyssée Céleste

33
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes pourront s’enfoncer sous les eaux
Leur corps sera nouveau et ils seront poissons
Et certains voleront haut plus haut que les oiseaux
Comme si la pierre ne tombait pas

Ils communiqueront entre eux
Car leur esprit sera si grand ouvert qu’il recueillera tous les messages
Et les rêves seront partagés
Et ils vivront aussi longtemps que le plus vieux des hommes
Celui dont parle les Livres Saints

34
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme saura quel est l’esprit de toute chose
La pierre ou l’eau le corps de l’animal ou le regard de l’autre
Il aura percé les secrets que les Dieux anciens possédaient
Et il poussera porte après porte dans le labyrinthe de la vie nouvelle

Il créera avec la puissance et le jaillissement d’une source
Il enseignera le savoir à la multitude des hommes
Et les enfants connaîtront la terre et le ciel plus qu’aucun avant eux
Et le corps de l’homme sera agrandi et habile
Et son esprit aura enveloppé toutes choses et les aura possédées

35
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme ne sera plus le seul souverain car la femme viendra saisir le sceptre
Elle sera la grande maîtresse des temps futurs
Et ce qu’elle pensera elle l’imposera aux hommes
Elle sera la mère de cet An Mille qui vient après l’An Mille

Elle répandra la douceur tiède de la mère après les jours du Diable
Elles sera la beauté après la laideur des temps barbares
L’An Mille qui vient après l’An Mille se changera en temps léger
On aimera et on partagera
On rêvera et on enfantera les rêves

36
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme connaîtra une seconde naissance
L’Esprit saisira la foule des hommes
Qui communieront dans la fraternité
Alors s’annoncera la fin des temps barbares

Ce sera le temps d’une nouvelle vigueur de la Foi
Après les jours noirs du commencement de l’An Mille qui vient après l’An Mille
S’ouvriront des jours heureux
L’homme retrouvera le chemin des hommes
Et la terre sera ordonnée

37
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
Des voies iront d’un bout à l’autre de la terre et du ciel à l’autre bout
Les forêts seront à nouveau denses
Et les déserts auront été irrigués
Les eaux seront redevenues pures

La terre sera comme un jardin
L’Homme veillera sur tout ce qui vit
Il purifiera ce qu’il a souillé
Il sentira toute la terre comme sa demeure
Et il sera sage pensant aux lendemains
38
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
Chacun sera comme un pas réglé
On saura tout du monde et de son corps
On soignera la maladie avant qu’elle n’apparaisse
Chacun sera guérisseur de soi et des autres

On aura compris qu’il faut aider pour maintenir
Et l’homme après des temps de fermeture et d’avarice
Ouvrira son cœur et sa bourse aux plus démunis
Il se sentira chevalier de l’ordre humain
Et ainsi ce sera un temps nouveau qui commencera

39
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme aura appris à donner et à partager
Les jours amers de solitude seront enfouis
Il croira à nouveau à l’Esprit
Et les barbares auront acquis droit de cité

Mais cela viendra après les guerres et les incendies
Cela surgira des décombres noircies des tours de Babel
Et il aura fallu la poigne ferrée
Pour que s’ordonne le désordre
Et que l’homme retrouve le bon chemin

40
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme saura que tous les vivants sont porteurs de lumière
Et qu’ils sont créatures à respecter
Il aura construit les nouvelles cités
Dans le ciel sur la terre et sur la mer

Il aura la mémoire de ce qui fut
Et il saura lire ce qui sera
Il n’aura plus peur de sa propre mort
Car il aura dans sa vie vécu plusieurs vies
Et la Lumière il le saura ne sera jamais éteinte

LE CAPITALISME C’EST LA NATURE HUMAINE, LE CONSUMERISME EST SA RELIGION

with one comment

Introspection

Les auto proclamés bien penseurs, disons libres « moralistes » de ce début de siècle dépeignent maintenant la culture du bonus, cette société de survie en groupe par l’acquisition du confort à tout prix, le progrès et sa philosophie de la compétition qui consiste à profiter de l’énergie d’un autre et des matières d’aujourd’hui pour vivre mieux demain, comme du satanisme organisé de toute pièce car programmé depuis la nuit des temps, et que par conséquent tout le mode de vie  moderne est prémédité par des forces occultes, évidement Judéo- Chrétiennes-maçonniques, eugénistes et pédophiles de surcroit, et qu’il s’agit de la secte des illuminatis, les puissants co-sanguins de ce monde, les manipulateurs de l’idéal social parfait, absolument comploteurs pour le malheur du genre humain, car pour agir ainsi forcément ces gens ne peuvent pas être croyants. Nous démontrerons que « si le seul combat c’est la nature humaine, alors le reste c’est de la survie ».

Ils s’achèvent dans ce discours de lutte et de résistance contre l’oppresseur désigné puis tentent vainement de dénigrer le travail d’équipe et de longue haleine des autres élites intellectuelles que la création a mis au monde, ces chefs politiques, spirituels ou militaires qui ont aussi œuvré par conviction et pour les besoins des autres depuis des siècles, nonobstant leurs apports  positifs à la société des hommes et donc à l’évolution des mentalités de ces mêmes hommes, soit une volonté commune de progrès technologique pour le  confort global de toute l’humanité consciente et en majorité religieuse depuis le commencement.

Le volet spirituel était incontournable de part son caractère structurant pour l’esprit qui se questionne malgré ses certitudes, que voulez vous ? On ne peut pas tous naitre avec les capacités d’un chef de village, d’un guide spirituel ou aujourd’hui d’un président, directeur général, mais sans aucun doute avec de l’orgueil et une mémoire revancharde de révolutionnaire permanent, prêt à tout pour vivre mieux, on se persuade que c’est légitime de convoiter la place du privilégié mais il a bien fallu apprendre à écrire avant de savoir lire que je sache. On se persuade qu’il est bon de combattre l’oppresseur par la force en propageant l’effet  historique de la haine du plus fort, comme un cercle sans fin, sans but, sans solution. Rien ne change, en fait tout se complique, car de nos jours toutes les opinions sont aussi fond de commerce, et puis « marginal » n’est plus qu’un mot du dictionnaire pénal. On y est, l’auto hypocrisie est plus profonde que l’on ne voudra jamais l’admettre, lutter pour manger ou manger pour lutter ? Une question qui ne se pose pas à l’artiste, il saura légitimer la rémunération de ses efforts et ainsi faire tourner le système qu’il combat.

On m’avait dit :  » apprend ! « . La religion et la science ne sont pas en contradiction. Lorsqu’une religion est en opposition avec la science, elle devient une pure superstition. Ce qui est contraire à la connaissance est de l’ignorance. Comment un homme peut-il croire à la réalité d’un fait démontré impossible par la science ? Si, contre toute raison, il y croit encore, c’est plutôt par une superstition aveugle que par la foi. Les vrais principes de toutes les religions sont conformes aux enseignements de la science. (…) la religion et la science sont les deux ailes qui permettent à l’intelligence de l’homme de s’élever vers les hauteurs, et à l’âme humaine de progresser. Il n’est pas possible de voler avec une aile seulement. Si quelqu’un essayait de voler avec l’aile de la religion seulement, il tomberait bientôt dans le marécage de la superstition, tandis que, d’autre part, avec l’aile de la science seulement, il ne ferait aucun progrès mais sombrerait dans la fondrière désespérante du matérialisme.

J’ai longtemps cru à la théorie du complot global et inextricable des illuminatis car cette théorie nous offre une cause « acceptable » à tous les malheurs de ce monde, peut être même une réponse spirituelle, et après des années de recherches, de lecture et d’étude passionnante, je me dois de le reconnaitre, il y’a lieu de confirmer et même d’affirmer la réalité de ces lobbys, de faire circuler l’information cachée, celle des faits politiques et des liens particuliers existants entre tous les dirigeants d’entreprises  de ce monde.  Néanmoins avant de sombrer dans le défaitisme totale ou la pire des paranoïas, ou encore la rage impuissante face à ces soit disant « maîtres du monde », il y’a lieu de noter que leurs « magouilles, carottes, arnaques, escroqueries, abus de confiance, détournements de fonds, manipulations, exploitations et extorsions diverses»  n’ont qu’un seul point commun tout à fait évident, intemporel et parfaitement de nature humaine : il s’agit toujours de gagner de l’ argent, car l’argent est gage de survie dans nos esprits, soit  par l’association et l’idolâtrie des autres,  soit par la prise de pouvoir sur la matière et le temps, donc encore une fois sur les autres, combien même sur l’immatériel, qu’est-ce qu’on en sait finalement ? Aussi, avant d’aller plus loin, il s’agit d’identifier les causes profondes de leur hégémonie et l’ordalie bilatérale qui en découle. Tout est écrit pour qui sait lire entre les lignes, ainsi il existe autant de lecture qu’il existe de lecteur, l’important n’est donc pas d’avoir lu, finalement ne s’agissait-il pas de comprendre sa propre lecture ?

« L’argent, le pouvoir, les honneurs, la jouissance, la puissance, la domination, la propriété c’est pour eux, une poignée, l’élite ; pour les autres, le peuple, les petits, les sans-grade, la pauvreté, l’obéissance, le renoncement, l’impuissance, la soumission, le mal-être suffisent… »
(Michel Onfray / né en 1959 / Les Deux violences / 27 mars 2003)

L’historien nous rapporte que ces élites n’ont pas prit le pouvoir mais qu’ils se sont naturellement installé sur un trône qui était occupé par le besoin des autres, nécessairement dès les premiers pas du progrès : on cherche la sécurité du plus fort, la sagesse et l’expérience de l’ancien, la science du savant. Sans doute influencé par nos peurs, notre incapacité originelle à nous autogérer seul et enfin grâce à nos faiblesses physiques et morales d’où la question de l’éducation. Combien suivent sans chercher à comprendre ? Et puis combien croient avoir compris ? Combien ne comprennent rien ? Telles sont les questions que l’on refuse de se poser, sous peine de déstabilisation psychologique , on s’accroche à nos réponses toutes faites sans se demander par qui alors que l’on existe forcément pour apprendre, critiquer, philosopher, chercher… et peut être comprendre et trouver. Les sentiments destructeurs ne s’expriment plus avec les mêmes outils à notre époque mais l’instinct de survie reste prédominant dans nos réactions, nos choix, nos valeurs et traditions, nos codes et donc nos lois.

Aussi, j’invite tous les lecteurs hermétiques à la remise en question, les fois douteuses, les extrémistes et tous les fanatiques qui ne veulent pas assumer leur choix à cœur ouvert mais à couteau tiré et tous ceux que ces lignes dégoutent à quitter la présente lecture, vous éviterez ainsi, je le souhaite, de cracher sur quelques croyances et convictions que ce soit. L’intention n’est pas de diviser, bien au contraire, il ne s’agit que d’un constat et  je déplore d’autant le manque d’échange à ce niveau d’intimité, parce qu’en agissant ainsi, vous ne démontreriez qu’une étroitesse d’esprit que trop banalisée, vous seriez  donc de ceux qui n’acceptent pas que nos inégalités le soient de naissance et vous fonctionnez pour vous, vous n’acceptez pas la différence puisque vous croyez qu’on est tous les mêmes, quelle hypocrisie. La vérité c’est qu’il n’y en a qu’une, mais que chacun à sa version, la vérité c’est qu’on a tous peur de la mort,  fin d’introspection.

« Au fond, personne ne croit à sa propre mort, et dans son inconscient, chacun est persuadé de son immortalité. »
(Sigmund Freud / 1856-1839)

La bonne conscience mise en marché

Aujourd’hui on a des chiffres représentatifs quant au « niveau de conscience théorique » des Hommes modernes, soient-ils faux ou pas, vous conviendrez de l’importance du raisonnement dans cette hypocrisie élevée au statut de la morale, donc : 23% chrétiens/ 26% musulmans/ 2,3% Juifs/ 31% Bouddhistes –Taôistes etc…/ 17,7% Athées ou agnostiques, tous courants politiques confondus (Sources 2009).  Alors comment se persuader que les 6,2 milliards d’êtres humains vivants sur cette planète, et dont le nombre est finalement toujours croissant, n’aient pas le choix, ce fameux choix, ce  précieux libre arbitre commun à toutes les religions et absolument d’origine divine, quand plus de 80 % de l’humanité connait l’amour de Dieu ?

Il semble que la conscience soit tributaire du niveau de survie, lui même subjectif et précaire car nos besoins évoluent avec le temps et selon l’environnement, mais il s’agit encore une fois de l’admettre : il y’a du bonheur sur le malheur des autres.

Aussi, le Très Haut a dit: {Ceux qui mangent [pratiquent] de l’intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu’ils disent: « Le commerce est tout à fait comme l’intérêt » Alors que Dieu a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt (le bénéfice, la plus value, le gain). Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu’il a acquis auparavant; et son affaire dépend de Dieu. Mais quiconque récidive… alors les voilà, les gens du Feu! Ils y demeureront éternellement.} (2/275)

Ce message ne se satisfait pas à lui-même sans entreprendre une remise en question fondamentale de soi et donc de la nature de l’Homme, mon étude résulte simplement de ce constat terrifiant qui nous invite à l’introspection et à terme au réel partage des richesses, parce que la charité comme la Salat se perdent dans les méandres de la survie, que rien ne pourra jamais absoudre de répondre un jour, ni de donner toujours, sauf la haine économique légitimée.

Les conspirationistes, antisionistes, altermondialistes etc., suivent la courbe du progrès à une époque de développement des outils de communication, de cette logique, il nous faudra comprendre que c’est bien le progrès du consumérisme qui étrangement autorise leurs raisonnements alter médiatiques. Grâce à la science et aux technologies, ils ont maintenant des arguments immuables, une foi tout aussi propre et respectable, des preuves irréfutables et un relativisme à toutes épreuves quant aux diverses « diableries » politiques, techniques et financières  qu’ils « découvrent » et dénoncent grâce à la technologie précitée, mais que peuvent-ils proposer d’autre à la société, qu’une révolution violente et suicidaire, car simplement réactionnaire et non constructive ? On en est là, à attendre une mort sociale certaine car de toute façon programmée, demain peut être, l’unité drastique d’une  communauté exempt de tous reproches qui saura reconstruire, ou peut-être une vue d’esprit du monde parfait en attendant le paradis promis au-delà . Et dans cette attente, il s’agit évidement de profiter. Ne sont-ils pas, en dehors de leurs domaines de références culturelles, fermés au partage ? N’ont-ils pas une seule ligne de lecture, ne sont-ils pas mono-culturels et mono identitaires quand ils appellent à un monde riche pour tous ?  » D’façon c’est mort, alors on nique tout… », ou quand la jalousie se confond dans un pseudo militantisme à caractère commercial. Sans doute croient-ils aussi avoir l’attitude parfaite qui les guidera vers ce paradis et qui les protège selon eux des feux de l’enfer, mais malheureusement de moins en moins de la perversion, de la dépravation, et trop souvent de la prison, n’est-ce pas là que le bas blesse ? Malheureusement et à la grâce du créateur, dans cette vie terrestre, le respect  nécessaire ne se trouve que dans le regard et l’attitude des autres, c’est pour cela qu’il est fréquent d’entendre dire : «  j’en ai rien à foutre des autres et de ce qu’ils pensent de moi… seul Dieu peut me juger», cette formule trop souvent lâchée par frustration m’apparait comme la façade dépeinte d’un vieil immeuble abandonné.

Ainsi, pas besoin d’avoir fait science-politique  pour comprendre que les lois fondamentales qui mènent à la révolte ne sont pas étrangères aux lois dites divines, ces dernières sont même à la source de toutes les traditions législatives des religions abrahamiques; Alors critiquez moi mais ne me jugez surtout pas, des hommes le font déjà pour vous, l’ont fait, et le feront toujours grâce à vous, en lieu et place de vos convictions, et cela jusqu’à la fin des temps, ce précieux temps qui est le vôtre. Force est de constater que c’est un camouflet qui fonde la société et sa justice, cette société qui aujourd’hui crise et accuse ses assignés coupables, ceux qui acceptent d’être responsables de nos vies en échange de leurs âmes pour les uns, en échange de leurs peurs pour les autres, en échange de leurs salaires pour les plus nombreux.

Je préciserai que tout ce qui touche aux fondamentaux humains est sujet à la manipulation des humains, c’est factuel, la conscience reste malléable selon les situations et les besoins de la vie, l’espérance de vie va avec sont lot de méchancetés banales car nécessaires, les plus gros Quotients Intellectuels le savent évidement. Conscient de cela, j’accepte cette course à la vie imposée par le Créateur et le remercie de m’avoir donné des compétences mentales, sans pour autant la force, le postulat, ou la témérité de m’empêcher de penser à ceux qui n’auront jamais les moyens intellectuels de le comprendre vraiment, même si le plus souvent ces derniers prétendent le contraire et pour cause peut être.

Ne faut-il pas aider sans attendre retour ? Ne sommes nous pas le garant de notre prochain quand la rage en fait rêver plus d’un ? Oui, il semble que la démagogie ait plusieurs visages.

Comment rejeter tout un système qui finalement profite aux biens placés de naissance que nul homme ne peut choisir, sinon en s’efforçant de n’accepter que l’amour de l’autre dans toute sa plénitude, malgré tous ses « défauts » ? Le compromis semble ne pas vouloir lâcher prise sur l’égocentrisme, ainsi soit-il, et à la grâce de qui vous voudrez finalement. Les défauts humains n’existent que dans les livres des Hommes, « quand l’évidence est vérité c’est qu’elle est maquillée ».

La marginalité pratique

De plus et comme dans tous les troupeaux, il y’a une queue et donc forcément une tête, on définira la tête comme l’élite, la queue comme le prolétariat, les défavorisés qui poussent et donne le rythme, on situera le fatalisme du dédouané impuissant et obéissant au centre, tous ces non coupables révoltés mais sous contrôle qui marchent en marge, car ils risqueraient la mort s’ils s’arrêtaient d’avancer.

De nos jours « lutter ou résister », c’est comme vous voulez, mais ce n’est de toute façon qu’une autre façon de suivre le troupeau. C’est pour cette raison que les clochards ne vont pas s’installer dans les bois. On ne peut pas changer le monde tout seul. On comprend rapidement que la démagogie a prit le pas face aux problèmes d’égalité des chances en ce début de siècle et que l’eugénisme  idéologique n’est qu’une réaction passive à la perversion morale qui nous lie aux chiffres de la science et toute sa technologie du confort.

Alors pour moi, faire autant d’effort pour ne pas laisser dire à ceux qui le savent que ma foi et ma conscience ont été manipulés par les vices cachés de la diablerie marchande, ce coupable invisible, inaccessible et omnipotent, c’est aussi inutile que de pleurer avec un masque sur le visage, je préfère me laver comme un homme en essayant d’ouvrir le cœur de tous ceux qui voudront bien m’approcher pour écouter. Parce que je suis convaincu que les lois dites divines ne peuvent nous diviser que si elles sont faites par quelques hommes qui se rassurent par la division et le sectarisme. Lorsque les révélations sont mal comprises  c’est qu’elles sont  mal transmises, pas besoin d’être un savant pour constater le gâchis, il en devient quasi sarcastique de crier à la dépravation depuis le bon coté. Cette chose qui nous pousse à tous les excès, à tous les vices, est lié à l’argent, qui lui même est lié à notre survie. Et puis soyons honnête, l’amour n’existe pas le ventre vide.

Vous savez que toutes les religions ont été infiltrées par  l’argent et son confort synonyme de prospérité, que toutes les idéologies sont manipulatrices mais savez vous combien en font bon commerce ? Vous me direz certainement qu’il faut bien vivre, que cela n’est pas un crime ! « Alors quoi…les autres n’ont qu’à crever s’ils ne sont pas d’accords, moi je sais… » . Et si tel est votre choix, je ne peux que l’accepter, mais comprenez que l’abandon maquillé du faible (économique) en rebelle sans cause est  d’une délinquance morale injustifiable, il est aisé de fermer les yeux pour ne pas voir mais comment ne pas entendre cette voix qu’on a en chacun de nous ? Autrement dit, ce n’est pas parce que tu n’arrêtes pas de chier que tu l’as pas dans le cul.

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons tous mourir ensemble comme des idiots… » -/- (Martin Luther King)

Je vous invite donc  humblement à relire vos fondamentaux dans leurs versions authentiques et d’en saisir le message de tolérance et d’amour inconditionnel pour l’autre, car force est de constater que la nature humaine déforme toute les vérités à son avantage. Il ne va pas sans dire que sans réelle volonté de travail d’équipe sur le fond, d’ouverture d’esprit et de dialogue avec cet ennemi qu’il nous reste à redéfinir ensemble, je ne vois que de la haine et de la confusion, une guerre d’interprétation passionnée par diverses plaies historiques, et pour beaucoup, un combat de tous les jours pour supporter le poids de la vie des autres, ce qui fatalement n’ouvrira qu’une porte d’entrée sans sortie pour les quelques esprits libres que ce monde produit encore. Mais pourquoi toujours ensemble ? Simplement parce qu’il y’a autant de diable que d’être humain, l’important c’est d’en prendre conscience.

Dans l’état actuel de compréhension global du système par le peuple, nous sommes plus nombreux que vous le croyez en enfer : si les lois étaient respectées par tous, en premier lieu par les politiques qui les produisent, on n’en serait pas là, qui peut le nier ouvertement ? : tout le monde ! Oui mais. Si les lois de Dieu étaient respectées par tous, en premier lieu par les guides, on n’en serait pas là, qui peut le nier sans être un hypocrite ? Alors le responsable sera désigné par d’autres hommes comme digne de confiance,  il sera légitimé savant pour être un guide, nul besoin de le justifier par la sagesse. Ce ne sont pas les écrits que je critique ici, ne me prenez pas pour ce que je ne suis pas; je ne juge même pas ces gens qui en ont profité et qui en profitent encore et toujours à leurs niveaux, pour leurs intérêts et ceux de leurs proches, sous couvert d’une « bonne intention ». Je critique surtout le fait que vous admettiez que cela soit tout à fait légitime, car du fait, rien ne changera jamais. Il s’agit pour moi de démasquer cette forme de lutte de classe idéologique puisqu’à la source de l’humanité, conscient que les outils d’une lutte dépendent toujours des outils de lutte des autres classes.

On progresse globalement vers cet homme meilleur mais pour le moment et vu la vitesse d’évolution, il ne s’agit encore que d’un mythe humaniste à finir végétarien avec une puce dans le bras. Qui peut nier que c’est toujours la loi du plus fort ? Et de nos jours plus que jamais dans sa forme la plus intelligente et organisée, c’est à dire en équipe restreinte, occulte, rigoureuse et méthodique, que ce soit en haut ou en bas de la pyramide des classes.

« Comprenez-vous que ceux qui ont la richesse et le pouvoir dominent l’humanité et son avenir par sa soumission volontaire au totalitarisme marchand qui ne peut faire que du bénéfice ?

Comprenez-vous que l’on est pauvre que quand on ne peut pas consommer ?  Gagner sur autrui pour consommer les fruits du progrès et non pas simplement pour vivre, c’est du consumérisme… »

Lumière sur les faux combats

La pyramide de Maslow est à l’envers, parce que le consumérisme est une religion cachée, certainement la plus grande des religions occultes, avec ses milliards de croyants inavoués, « lobotomisés » à la source, tous ses résistants isolés, ses fidèles du samedi soir en boite de nuit, ses traditions millénaires de bien être dans l’opulence et le luxe, son culte de la calculette maintenant électronique, son penchant pour la manipulation des masses par leurs besoins, et quand les primaires sont satisfaits, on développe leurs dérivés.

Le plan comptable est son livre sacré que tous ont lu chez leur banquier, l’argent est son prophète que tous reconnaissent en véhiculant sa parole, et plus que jamais en ces périodes de crise économique et d’handicap au développement personnel, ils suivent, les adeptes du profit attendent leur messie, le sauveur de l’humanité, le porteur de richesse et de prospérité, ce gage de survie qu’ils appellent capital risque ou taux t’intérêts. Oui , le consumérisme est la religion du progrès technologique et moral, le symbole de toutes les croyances en l’impunité de l’industrialisation, il est ridicule de perdre son temps à chercher un coupable, alors qu’il prêche sur tous les murs, sur nos vêtements, écrans et volants, professe dans toutes les bouches, se nourrit de tous les esprits et justifie sa haine dans toutes les poches surtout quand elles sont vides ; il s’agit d’ouvrir l’œil mais le bon.

De l’instinct de survie acquit à la naissance est né l’inavoué du besoin de l’autre, un besoin intégré à l’évolution depuis le berceau du communisme primitif. Et comme moralité ne nourrit pas son homme, le besoin est à l’origine du commerce, puis le partage communautaire s’est transformé en échanges de gré à gré avec les autres communautés, c’est la genèse du capitalisme, une doctrine totalement apolitique  par définition mais néanmoins dépendante des élus commerciaux en ce qui concerne les démocraties totalitaires modernes, ou des savants pour ce qui concerne les monarchies religieuses.

Valoriser celui qui grimpe le mur du besoin par tous les moyens, quitte à changer de morale au gré de l’évolution, tel est l’essence même du capitalisme dit « légitime », aussi chaque dogme mis en place de l’esprit aux mains de l’homme n’est que l’exécutif de cette convention, la branche armée, spirituelle et/ou psychologique de la profitabilité du système, dans le cadre de l’aménagement de la vie collective, toujours déguisé en droit de la paix en occident Humaniste, comme  en orient Islamique, Bouddhiste etc …Mais chacun à son plan, tous préparent un avenir meilleur pour les leurs, nous invitant jalousement à la mixité soumise,  mais absolument dans la compétition et la régulation des échanges économiques entre les citoyens, les sujets, les individus, les fidèles, enfin unis pour profiter du bonheur préfabriqué. Sauf qu’il n’existe de parfait que le parfait, ce ne sont que des Hommes qui font les lois, souvent en interprétant les écrits, comme des hommes ! Rien que des hommes.

On le voit ou pas, on le comprend ou pas, on accepte ou pas, mais les moutons ne sont pas tous tondus, alors les manipulateurs en profitent pour faire leur propagande revancharde, ont-ils besoin de vous pour croire ? Et vous, avez vous besoin d’eux pour croire ?

Alors on se persuade que changer sa condition par  la compétition économique, atteindre la prospérité et la respectabilité via une plus value, ou encore qu’ exploiter les envies humaines est parfaitement naturel. On se trouvera toujours un ennemi invisible qui aura bon dos au delà de la conscience. Ne comprenez vous pas qu’on place ainsi notre besoin primaire d’exister au dessus des autres êtres de la création, via la propriété matérielle, foncière, mobilière, intellectuelle, corporelle, et cela dans le temps et l’espace, de génération en génération ? Rien n’arrive pas hasard, l’Homme ne paye, aujourd’hui, que son intérêt pour l’intérêt.

Certes ! Mais dites-moi, manger en famille et faire croquer les amis n’est-ce pas un sentiment dit « humain » ? Alors les lobbys sont-ils légitimes après tout ? Ceci expliquerait sans doute cela comme une puissante matrice. Admettez que vous aussi êtes prêts, bien conditionnés et motivés pour vous battre pour la réussite économique, car il est naturellement insupportable de voir les autres manger entre eux quand on meurt de faim ou que l’on considère qu’on ne mange pas à sa faim ! Est-ce donc légitime de reproduire le raisonnement quand l’opportunité se présente ? La vengeance économique et sociale est de la pire des morales humaines.

« … on ne peut jamais que croire, et que toute la différence est entre les téméraires qui croient qu’ils savent et les sages qui savent qu’ils croient. »
(Jean Rostand / 1894-1977 / Ce que je crois)

La branche et l’arbre des convictions

Chaque tradition a ses couleurs et ses chemins, ses enlisements et ses fulgurances, figeant parfois le mouvement de la parole jaillie comme une source, ne cessant pourtant de transmettre l’improbable perle, de dresser l’oreille, de continuer les gestes anciens qui interrogent sous le ciel avec la voix, avec les mains, avec le cœur, ou en dansant, et de chercher toujours, s’arrêtant au bord d’un insaisissable, à la frontière d’un silence, d’une nescience.

On s’interroge et puis ça passe avec le temps comme tous les autres pêchés originels, tous les autres vices, identifiés selon les livres saints et les beaux parleurs, ces derniers ont toujours été considérés à travers le prisme de l’ordre moral dévoyé par le capitalisme législatif (celui qui fait les lois et donc la morale), le commerce organisé et l’exploitation des noirs africains par des hommes se disant fidèles de Dieu en est l’exemple le plus significatif à l’échelle humaine, car il ne s’agissait que d’un gros business légalisé moralement par les guides et qui a perdurer plus de 2000 ans, jusqu’à ce que d’autres guides plus sages ne l’abolissent réellement, c’est à dire moralement. Un gros business qui a sauvé l’Europe, les Amériques et l’Orient d’une misère assurée, une hypocrisie morale à l’image des pétro monarchies islamiques ou du Vatican, ou quand le racisme est justifiable par la religion, ne parlons pas de foi économique, ce serait insupportable. On en est là affaires après affaires, magouilles et arrangements divers, unis par la survie, elle même chantant la gloire et la réussite par le profit.

Que la mutualité des cons vaincus par l’argent et les pseudos militants profitent de leur droit de vivre, celui qui se cache depuis la nuit des temps dans les chiffres, se déguise et prend l’attitude qu’il faut dans les lieux de culte, celui qui se cache à l’assemblé nationale depuis 1905, dans les loges maçonniques ou sérieusement derrière toute cette comptabilité dite nécessaire à la survie collective d’une organisation, d’une nation et dorénavant du monde. Oui, encore ce concept de grande équipe communo -capitaliste qui tourne en boucle, mais ce n’est pas un complot, il ne s’agit ni plus ni moins que de la plus grosse escroquerie au bonheur partagé de tous les temps. Ne s’agissait-il pas de s’accepter avant d’accepter les autres ? Alors l’histoire nous montre que la mondialisation est inévitable voire salutaire, car il s’agit de l’unique solution de partage du progrès.

« Se défier des connaissances que l’on peut puiser chez les êtres vivants de la création, c’est regarder la Nature et la Révélation, comme deux contraires qui se détruisent; et par conséquent, c’est oser soutenir cette absurdité: que Dieu se contredit dans ses divers ouvrages, et nous trompe. »
(Julien Offray de La Mettrie / 1709-1751 / L’Homme-Machine
)

Vous qui savez, dites moi, comment comprendre la nécessité de créer des lois organisationnelles ou des variantes d’interprétation des écrits, au fur et à mesure de l’évolution de la société ? Si ce n’est pour continuer de prospérer et donc à profiter de la réalité de l’ouverture des classes, d’absorber les forces et les intelligences modernes, le fruit du progrès pour le progrès. Aujourd’hui, tout est régie par des règles dites « civilisées », c’est-à-dire loin de la barbarie conventionnelle, de la sauvagerie originelle et donc de plus en plus difficilement par rapport à la source, mais c’est toujours du sans pitié malgré la foi et/ou la loi ; il n’y a que les outils qui changent et l’argent qui progressent de main en main.

Le capitalisme de l’échange c’est le fruit de cette auto hypocrisie collective qui consiste à vivre ensemble par l’exploitation directe ou indirecte d’un autre, qu’il faille que cela rapporte aux plus gourmands, aux plus pieux ou aux plus malins, aux plus instruits, aux plus cupides, voire aux plus chanceux, tout en occultant la notion de justice tout aussi importante à l’équilibre social, que dis-je ? A l’équilibre moral; Vu que les attributs et qualités à exploiter sont donnés par la création et que nul n’a choisi à sa naissance, force est de constater que quelque soit le dogme, la nature humaine évite de faire de l’ombre au sacré et vice versa car le progrès est naturellement rémunéré que tu sois religieux ou non, l’argent se payera toujours un peu de confort moral dans nos cœurs, il est patient car le temps lui appartient, alors que nous avons la certitude de mourir.

Ainsi, la convoitise est aujourd’hui ambition, l’envie resurgit maquillée en vigoureux esprit de compétition, la gourmandise n’est qu’un désir naturel d’avoir plus qu’à la naissance et la luxure l’expression nécessaire de notre réalité humaine la plus profonde, dans une soif de profit qui s’autorise tous les raccourcis théologiques en dépit des souffrances occasionnées à autrui voire aux générations futures. Car tous à la recherche du bonheur, souvent dans le cadre de l’application « parfaite » des diverses révélations, devenus délateurs de la perversion des autres pour se rassurer, avec l’orgueil d’une croyance parfaite ou la bannière d’une société parfaite en fer de lance, d’un homme parfait ou du moins « mieux », c’est à dire « meilleur » qu’un autre. Mais il s’agit d’un dole, nous ne sommes que des produits du « bien pensé » de la civilisation moderne, celle qui exploite sans vergogne et se justifie par la survie inconditionnelle et légitime dans l’idéologie et le comportement.

« Puisque les prophètes l’ont révélé, l’homme en a fait des religions pour changer sa condition.                       Mais celui qui échange son énergie contre sa liberté matérielle est un esclave, celui qui échange sa conscience contre sa religion est aussi un esclave, car la soumission au dieu de l’argent est totale, profondément inavouée. »

La notion de plus value démystifiée

Gagner de l’argent sur le dos d’un autre, une réalité économique depuis la nuit des temps, le temps c’est de l’argent dans nos esprits et nous sommes intransigeant sur la question. Il est triste et pourtant réaliste de constater qu’il n’y a que la perception des choses et du temps qui changent d’un homme à l’autre, dans un état donné, une situation donnée, l’action, la réaction, selon l’instinct de survie, c’est tout le drame de l’exploitation indirecte car elle est nécessaire. La plus value nous fait vivre mieux et de plus en plus nombreux sur la planète dans l’espoir d’une vie meilleure, toujours et encore meilleure, car la survie ne dépend plus que de la condition, ainsi les inégalités le sont dès la naissance mais l’échelle sociale est accessible aux supers compétiteurs, il n’y a plus que l’argent et la réussite pour espérer améliorer sa condition. A notre époque, ici en Europe, qui peut concevoir de travailler gratuitement toute sa vie pour un autre humain bien portant, sauf un esclave volontaire ? Alors on ne partage pas, on échange et c’est devenu tout à fait normal ! Telles sont les bases du capitalisme, étrangement incompatible avec l’environnement, mais c’est toujours la loi du plus fort qui nourrit le pauvre et le protège des autres forts. On est juste plus nombreux sur la planète, plus instruits, mieux informés, à se poser les mêmes questions tout en essayant de survivre, tous capables de laisser crever un autre pour sauver sa peau, puisque c’est légitime.

Bien des défauts humains, reconnus comme tels aujourd’hui, ont été élevés au statut de vertus économiques pour le besoin de développement de chaque communauté ethnique, politique ou religieuse, nombreux adeptes de la doctrine du chacun pour soi comploteraient en secret pour s’enrichir et détruire les gens du bien, puis les consciences de classe et ainsi asservir les âmes humaines pour les soumettre au  fameux père de nos malheurs communs dans l’individualité, car le conspirationiste accepte de toute évidence que l’homme est faible, malléable et modulable à souhait, inconscient d’origine, qu’il est livré à lui-même sans le moindre libre arbitre, sans la moindre once de conscience, donc il lui faut l’aider de bon cœur et lui apporter « sa » bonne parole. Comment agir en totale dé-victimisation, en qualité de spectateur alarmant ? Non ! Simplement par l’extrapolation des écrits sur les faits, promulguant ainsi ces mêmes disfonctionnements à la qualité de preuves indiscutables du mal extérieur à soi le propre, et par la même rejeter la faute sur toute sorte de force occulte responsable de l’incompréhension générale, mais j’ai plus facile que ça pour tous nous dédouaner !

Il est inutile de chercher loin pour se reconnaitre impuissant face à ses propres tentations aux bénéfices, si tout est écrit l’Homme a donné un prix à ce qui ne l’est pas, admettons le simplement. L’économie mondiale est une grosse machine à plus value qui rapporte le progrès au privilégiés de l’humanité, tout le monde veut une place de privilégié, la compétition est donc farouche parce qu’on ne peut se contenter de ce que l’on n’a pas. Alors on participe à ce développement global même sans le vouloir, juste en consommant chacun à notre niveau et en travaillant pour le faire c’est indéniable. Car quand on n’achète pas de paire de chaussures de sport made in China, quand on n’abuse pas de l’électricité nucléaire ou encore quand on ne se plaint pas à longueur de journée des émissions TV, on a quand même besoin d’argent, toujours et de plus en plus. Qui n’a jamais prié pour avoir de l’argent ? Evidement que nos conditions en occident sont plus que privilégiés par rapport aux êtres humains qui produisent ces valeurs, mais qui s’en préoccupe vraiment ?

Alors peut-être que ce système n’est qu’à l’image de nos envies de profiter du dernier cri industriel. Peut être que cela nous rassure et que tout le système n’est qu’à l’image de nos cœurs finalement, sinon pourquoi est-ce si difficile d’accepter celui qui ne gagne pas sa vie, comme ce S.D.F alcoolique, ce chômeur névrosé, ce dealeur endetté, ce jeune déprimé de la vie ? Et puis d’ailleurs, pourquoi faudrait-il qu’un homme gagne sa vie ? Pourquoi, pourquoi pas chasser, pêcher, faire son potager et cuire son pain soi-même ? On en est là malheureusement. N’est-il pas révolutionnaire de s’alimenter grâce au travail des autres ? Ainsi, le R.S.A est une honte nécessaire comme toutes les aides sociales qui ne sont finalement qu’une redistribution partielle de la plus value, donc mathématiquement le fruit du capitalisme.

Si vous pensez qu’un homme doit gagner sa vie, alors je ne suis pas le seul condamné aux flammes de l’enfer et vous n’attendez certainement pas la fin du monde, vous considérez que la notion de bien est subjective à l’individu même si la capacité de conscience est innée, pour vous tout est logique, naturel comme ce bordel, voire universellement orchestré et que la haine n’a fait que compliquer les choses. Vous admettez que vous êtes dans le doute quant à l’issue de votre vie terrestre, vous acceptez de suivre le troupeau faute de pouvoir faire autrement, alors vous ne vous souciez pas de la force d’un tel ou d’un groupe, vous vous souciez pour vous et votre groupe, vous vous battez et vous priez, plus pour gagner de l’argent que pour la justice et le partage des richesses, vous avez maquillé  le prophète du consumérisme qui siège sur une de vos épaules, vous vous dites à côtoyer la mentalité des autres, que le seul capable de vous préserver des tentations matérielles inaccessibles et leurs lots de souffrances, c’est l’argent.

Si le seul combat c’est la nature humaine, alors le reste c’est de la survie

Il faut comprendre que la misère est relative et que du fait nul ne peut convaincre le monde entier avec sa vérité sans nourrir le monde entier, survivre est la condition sine qua none à la foi, d’où l’impossibilité originelle d’imposer un autre dogme global que celui qui est malheureusement mis en place petit à petit par la convention collective, je parle évidement d’un dogme global supérieur et plus puissant dans le cœur des gens que n’est celui de l’argent. L’historien nous démontre que ni la loi de Dieu ni celle des Hommes ne réussit à réunir les âmes aussi facilement que les échanges commerciaux qui rapportent gros, cela veut dire toute forme de supercherie aux fins de tromper et ainsi profiter des valeurs de l’autre. Tout ceci est en nous, ceux qui prétendent à intégrité  morale ou religieuse n’ont qu’à essayer de subsister sans profiter du travail d’un autre.

N’allez pas vous blesser, il est évident que nous avons tous besoin des autres pour vivre, malgré nos croyances et nos différences d’origine sans pour autant avoir ni la capacité et ni l’obligation de nous accepter comme tel, ce non sens originel me perturbera toujours mais j’ai fini par comprendre pourquoi. La réalité nous réunit à vouloir survivre ensemble qu’on le veuille ou non, chacun sa condition mais il faut comprendre que dans cette optique de lutte individuelle mais perpétuellement en groupe, la mondialisation est inévitable parce que les pauvres poussent et les élites font tout pour garder leurs privilèges consentis par nos ancêtres aujourd’hui, et par nous même demain. Et vous savez pourquoi ? Tout simplement parce que l’inconscient collectif admet en cachette l’argent comme solution de vie, que les Hommes ne sont pas tous civilisés, instruits et cultivés, conscients et prêts à partager un avenir non règlementé. Le meilleur exemple est encore une fois intemporel : on a facile de traiter d’inutiles les faibles économiques, encore plus quand ils n’apportent rien à nos convictions, relatives mais  néanmoins toutes liées au progrès et vouées au culte de la réussite et de la prospérité.  « Ce n’est qu’un looser, un perdant, un mécréant, un goy, un citoyen de seconde zone…il est moins que moi,  j’ai plus de droit ».

« Entre le fort et le faible, la liberté opprime… »

Ainsi la création divise les hommes pour une raison qui échappe aux raisonnements de l’homme, cet homme jamais satisfait et capable de tout pour survivre confortablement, cet homme capable de tout pour prospérer dans sa « réalité » de la vie. A noter que la peur du lendemain reste fatalement à la source de tous les conflits, mais favorise d’autant les échanges entre toutes ces volontés de choisir un lendemain, un peu comme ce jeune qui ne peut supporter d’être tenu de faire ses preuves, non pas pour avoir une place, mais pour qu’on le laisse profiter d’une société aux racines millénaires et issue du travail de millions d’êtres avant lui. Peut être qu’à vouloir conquérir le monde les Hommes y ont perdu leur essence, mais peut être que pour vivre mieux, s’adapter pour dominer l’espace et le temps était inévitable techniquement ; rares sont les peuples qui dans l’histoire de l’humanité se sont sacrifiés ou suicidés face à une force supérieure venues les conquérir, car malheureusement rares aussi sont les dogmes qui survivent sans profiter de la force diabolique de leurs fidèles, guerriers et commerciaux. Encore une fois, dans un accident ce n’est pas la voiture qui est responsable mais le conducteur. Les progrès techniques et moraux sont donc une volonté collective de l’humanité, un vecteur de la survie à étudier sur des siècles pour en retirer les meilleurs enseignements quant à notre nature conquérante et dominante les uns par rapport aux autres, toujours par rapport aux autres sinon tout ceci n’existe pas.

« Sage est celui qui ne s’afflige pas de ce qui lui manque et se satisfait de ce qu’il possède. »
(Démocrite / vers 460-370 avant JC)

Le triomphe de la nature humaine

« Il y’a toujours eu, il y’a et il y’aura toujours des têtes de troupeau comme des queues de troupeau, les inégalités le sont de naissance… alors ne faites pas un procès déguisé à la création s’il vous plait, c’est indéfendable, à la limite du stupide »

C’est la conviction que la morale conventionnelle des êtres humains ne demande qu’à être exploité, transformé selon les besoins des élites, mais que la nature de ces humains, elle, reste imperméable aux changements de leur mode de survie. Le barbare du futur se promènera de son plein gré avec une puce dans le corps.

Comment excuser ceux qui ont directement et même indirectement provoquer la misère des uns pour leur propre survie, puis ceux qui acceptent la compétition matérialiste qui en résulte, cette soumission au progrès, souvent juste pour avoir la paix ?

Il est évidement plus facile à vivre de se croire à l’abri du lendemain car soutenu par ses économies, mais il apparait que c’est ce désir insidieux, morbide et voué à l’échec d’obtenir l’inaccessible contrôle du lendemain qui pousse à l’inacceptation technique de sa condition. On comprend aussi que notre addiction au progrès fonde nos traditions et que les effets accumulés de la jalousie sociale ont abouti à la déchéance morale. Alors qu’est-ce que la force politique de la foi, quand celle-ci  ne s’impose plus par la loi, et surtout quand celle-ci ne nourrit plus son homme ?

Nous peinons à admettre que notre nature dite inamovible joue un rôle dans cette hypochondrie, nombreux sont les partisans de la guerre désespéré et sans après « si je ne peux pas monter, faut qu’ils descendent ».  Il n’existe pas de dogme sans loi, pas de communauté sans hommes comme il n’existe pas de valeurs sans énergie pour l’alimenter. Sachez que tant que cette vision de la vie n’aura pas disparu de nos cœurs, il ne pourra y avoir d’alternatives aux inégalités de naissance.

« Toutes les ambitions sont légitimes, excepté celles qui s’élèvent sur les misères ou les crédulités de l’humanité. »
(Joseph Conrad / 1857-1924 / Un souvenir personnel)

L’anti-apogée de la haine

Le groupe nécessaire puis le communisme primitif, l’individualisme capitaliste et les ambitions des diverses classes ont toutes formé l’être générique qui existe aujourd’hui, ce voisin méfiant comme sa porte d’entrée avec une serrure 5pts. Inévitablement, notre être générique n’est pas harmonieux et stable, mais contradictoire et en constante évolution morale. Il apparait utile d’essayer de le comprendre mieux et de le relier à quelques conditions subjectives pour une révolution intelligente. Tout en sachant que cela ne nous rendra pas capables de prévoir si et comment une telle révolution peut se produire. Nous devrons découvrir ou construire. Nous, nous et toujours, encore nous ! Nous pouvons prévoir certaines choses qui se produiront, mais nous ne pouvons pas prévoir comment les classes défavorisées choisiront de réagir. La haine se tient sur la scène historique, chargée de bagages millénaires, avec son être social, son manque  de créativité, son incapacité à penser et à imaginer, sa tendance à l’auto-déception. Ses choix ne sont pas prédéterminés et cela signifie également que nous pouvons participer à l’élaboration de ce choix, si nous nous voyons comme une partie de la classe, et non comme des éléments extérieurs, leaders ou spectateurs. Si nous trouvons une bougie, nous devrions l’allumer, si nous avons une allumette, nous ne devrions pas la gratter avant de savoir quoi brûler, à noter qu’il serait totalement idiot mais humain de tout brûler. Puisque la spécificité de l’humanité est sa conscience et que la conscience se développe, l’être générique est nécessairement un produit de l’histoire, un travail en marche. Je pense qu’il est valide de parler de « l’être générique » parce qu’il y a une conscience collective de l’espèce qui n’est pas unique à une classe ou à une culture.

« L’incrédulité est quelquefois le vice d’un sot, et la crédulité le défaut d’un homme d’esprit. »
(Denis Diderot / 1713-1784 / Pensées philosophiques)

La nature humaine n’est pas soumise

La conscience est innée, pas la nature humaine, si les premiers articles du capitalisme naturel concernent l’inaltérabilité de la nature humaine, les suivants se traduiront par la restructuration, la domination et le pillage incessant du faible incompétent. La nature elle-même s’est avérée d’une flexibilité infinie, capable d’être utilisée et façonnée selon tous les buts que se fixait “l’humanité”, même si aujourd’hui pour beaucoup d’entre nous c’est du chacun pour soi, c’est du chacun sa foi, chacun sa voie, cela n’a pas toujours été ainsi.

L’individualisation, a été une tendance à long terme dans le développement de notre être générique. Pendant des centaines de milliers d’années, la frontière entre les hommes et leur environnement naturel, et entre le « Je » et le « nous » a subjectivement à peine existé. Les humains ont autrefois vécu en parfaite harmonie avec la nature et les autres créatures (..), non pas dans le sens romantique dans lequel de telles expressions sont employées aujourd’hui, mais parce que leur rage de vivre n’avait pas encore fait les distinctions de condition de naissance, qui aujourd’hui sont auto-évidentes pour nous. Néanmoins, ils n’enterraient pas leurs morts parce qu’ils étaient à s’inquiéter de la perte d’un membre du groupe mais parce qu’ils avaient peur de la mort naturellement. Les premiers enterrements rituels, il y a environ 80 000 ans, ont montré une nouvelle conscience des humains comme individus.

L’individualisation s’est développée de pair avec la spécialisation, les échanges étant devenus indispensables à la survie de la communauté… ainsi est né le capitalisme qui a le plus rigoureusement changé notre être générique. La logique de la domination du meilleure spécialiste a développé cette course au progrès, une compétition à outrance durant des milliers d’années. Le capitalisme ascendant s’est développé sur le siècle des lumières, l’âge de la raison, la transcendance individuelle contre la pensée magique du féodalisme, un concept qui poussera l’Homme à exclure le spirituel du tableau politico social et qui aujourd’hui l’accuse et pour cause.

Le capitaliste n’est pas seulement cet être générique, ce produit intérieur brut, cet être venu au monde pour profiter de sa vie et des biens de l’Univers ; Avec le temps et surtout par l’influence idéologique mercantilisme, il est celui qui crée de nouvelles pratiques sociales, qui créent à leurs tours une nouvelle compréhension du monde par les hommes, alors le capitaliste devient cet être qui se prend pour Dieu en changeant de chaine ou de femme à volonté, sans jamais se trouver, cet être qui finit par oublier l’intérêt de son existence. Ainsi l’être générique est-il aujourd’hui très différent de ce qu’il était sous ‘le communisme primitif ‘ et pourtant il est toujours le même, comme un homme est différent de l’enfant qu’il était mais pourtant toujours la même personne. Nous savons tous que les premières années de la vie d’une personne ont une influence formatrice prépondérante. La même chose pourrait être vraie pour notre être générique. La manière dont nous avons éprouvé la vie sous le communisme primitif, qui a constitué environ 98 % de l’histoire de l’humanité, ne peut qu’avoir laissé qu’une empreinte profonde sur notre conscience collective, ne soyez pas naïfs au point de vous convaincre d’y avoir échappé. Elle doit avoir laissé un désir ardent et surtout très profond dans la communauté, ou plutôt les communautés, c’est l’horrible réalité du capitalisme. Le fait que le capitalisme nous aliène de désir est dû au paradigme de la lutte des classes ou  quand l’appât du gain se déguise en nécessité. Pourtant quand nous regardons ceci, nous devons également regarder d’autres héritages de l’enfance dans notre être générique : la tendance à la violence, à se tourner vers l’art de l’échec, au refus d’acceptation de soi lorsque nous devons faire face à des obstacles insurmontables tel que la vérité des autres. Si nous pensons réellement que le concept d’être générique est utile pour comprendre comment l’humanité peut accomplir une révolution de sa conscience, nous devons également l’examiner pour comprendre pourquoi les hommes ont fait de tels choix horribles et suicidaires au cours de leur histoire, et non blâmer simplement les forces productives.

La logique de sur- exploitation du capitaliste par le super capitaliste

Ce qui justifie la manipulation des puissances économiques telles que les Etats-Unis, l’Union Européenne, la Chine, l’Inde ou encore les Emirats arabes unis sur le reste du monde c’est la nécessité de perpétuer un système d’exploitation dit progressiste et de consolider leur hégémonie géopolitique, la mise en place d’un marché mondial total avec sa promesse d’une vie meilleure à long terme. Le risque réel que la classe dominante cherche à éviter absolument c’est l’effondrement de ses valeurs financières. Le capitalisme est né de la pénurie, cette pensée unique à engendrer le produit manufacturé et donc spécialisé, indispensable à son développement, il ne peut fonctionner correctement sans produire, c’est à dire sans faire du profit. Son opposé, l’abondance de la création, signifierait, dans le cadre moral, une surproduction gratuite et limitée à une seule classe et donc la crise du capital risque, celui de l’investisseur, spéculateur, moteur de la dynamique commerciale, autrement dit : la cupidité des uns fait le progrès des autres.

Bien que la compétition capitaliste pousse le système vers une productivité toujours plus grande, ce même développement tout en obligeant les gens à consommer, expulse une masse toujours croissante de travailleurs (maintenant plus d’un milliard et demi) du processus de production, et réduit donc de façon drastique leur pouvoir d’achat, ce qui les conduit à une perte sociale inévitable pour le bonheur des autres. La société saura répondre par la répression au moindre signe d’insécurité généré par le mal être d’une poignée d’irréductibles perdants, et cela pour protéger les intérêts des têtes de troupeau qui assument l’humanité. On l’a dit, la réaction capitaliste à la sur- capacité qu’il engendre est d’attaquer les salaires en augmentant les taxes collectives (sociales et patronales), réduisant donc encore davantage la demande effective, et augmentant davantage la productivité en réduisant les coûts par la délocalisation de la main d’œuvre (dans un pays moins développé), dans le but de vendre aux premiers ce pléthore de marchandises qui ne cherchent qu’un acheteur de plus en plus ciblée. Comme la surcapacité avait refait surface à la fin des années ’60, le capitalisme a répondu avec la stimulation inflatoire de la demande dans les années ’70, et une croissance explosive de la dette publique dans les années ’80. Dans les années ’90, à la fin de la guerre froide, la mondialisation, et l’explosion de la technologie de l’information, a semblé donner un nouvel espoir au capitalisme mais jugez par vous-même : les faux messies startup n’ont pas sauvé le système mais démontré que la volonté collective s’affirme maintenant dans la gratuité de l’information et du ludique ; somme toute une résultante aux effets du masque de la liberté.

La combinaison de l’accès à un pool de main d’œuvre bon marché et de productivité plus grande a effectivement activé les profits, mais en même temps il a aussi soulevé le problème de la surcapacité à une échelle plus importante encore. En même temps, l’évasion de capital cherchant un havre sûr, la recherche d’endroits où stocker la valeur de façon sûre, protégée de la déflation, a poussé les « risqueurs » à augmenter artificiellement la valeur des avoirs des capitaux les plus forts (ceux qui rassurent le marché), en particulier depuis les bourses étatsuniennes, en qualité de contrôleur de la monnaie mondiale, devenu grâce à la puissance du dollar investisseur, le garant de l’ordre mondial économique. Mais cette force n’était que papier, tout juste une illusion enorgueillit de quelques pansements sociaux, comment parler d’avenir si elle n’est pas alimentée par des profits réels ? Et cette création de profits est jéopardisée par les mêmes efforts de perpétuer le capitalisme. C’est pour cette raison que le capitalisme en crise est tellement dangereux pour tous et que les gouvernements payent les banques aujourd’hui, pensez vous qu’ils sont idiots ?

Aussi, bien que nombreux lutte contre le nouvel ordre mondial, rares sont ceux qui comprennent qu’il est trop tard, que les veines et les artères de celui-ci, ainsi que son cœur (la bourse) et ses poumons (l’industrie à grande échelle), sont déjà en place. La soif de progrès a été plus forte que jamais ces dernières décennies, maintenant on aspire tous à améliorer nos conditions de vie quitte à rester insensible aux conditions cachés de ces « bonnes conditions », c’est toujours l’effet papillon en attendant l’effet miroir.

Un système financier s’effondre lorsqu’il n y’a plus de valeurs, il ne faut surtout pas perturber la marche du progrès. Le capitalisme doit tout faire pour éviter cela, y compris la guerre aux diables désignés par les propagandistes du pouvoir, autrefois les juifs trop compétitifs, puis les francs maçons trop humains, les communistes trop totalitaires, aujourd’hui les musulmans trop croyants. Diviser pour régner, en sociologie basique, il y’a des logiques qui ne changent pas.

Le capitalisme libéral, un constat de peur, le communisme des capitaux, un avenir apocalyptique

« Ici, la peste ; là, le choléra : il n’y a aucun choix à faire entre ces plaies, comme il n’existe pas de plus puissante force occulte que notre propre nature. Voilà pourquoi nul ne peut se targuer d’être parfait »

Le monde est comme un tout et, comme un tout, il est invivable pour certains quant il est doux pour d’autres. Là même où l’on ne meurt plus tout à fait de faim, où la misère s’enveloppe dans quelques dorures, il y’a des travailleurs exploités sur la corde raide de l’emploi ou des chômeurs, et on peut mourir de peur. Paradoxe angoissant, nous vivons au milieu d’un immense rassemblement de moyens technologiques, d’un entassement de biens d’équipement sophistiqués, et, alors même que nous profitons très peu des prodigieuses richesses produites par notre travail, nous avons la frousse de l’intoxication par des nourritures frelatées, la trouille des manipulations génétiques, de la vache folle, du sida et d’autres épidémies ainsi que de mille autres opérations dictées par la course au fric effrénée du capitalisme. Illusoirement protégés par la technique, nous sommes les cobayes des prétendus accidents qu’étaient, hier, Seveso, Bhopal ou Tchernobyl et, aujourd’hui les termes du commerce de l’écologie s’affine à Copenhague, une pièce de théâtre pour nous divertir en attendant des catastrophes encore plus terribles, parce qu’il n’y a que le business qui compte.

Le capitaliste démontre une puissance de développement technique incroyable mais il ne maîtrise en rien les forces qu’il engendre. Sa fuite en avant, frénétique autant qu’aveugle, nous condamne à tous les dérapages. Nous survivons avec la crainte de plus en plus palpable que les effets de son emballement anarchique ne nous retombent sur la tête avec la précision « chirurgicale » d’un avion de ligne intérieure s’écrasant sur un gratte-ciel, imaginez s’ils avaient réussi à ouvrir la 3eme guerre mondiale : on repartait pour un siècle de croissance économique, mais ne vous inquiétez pas : la monnaie unique se prépare à « corriger » l’égalité des chances avec le tiers monde.

La « sécurité des populations innocentes », le discours étatique n’a pas de mot plus pressant à nous dire et répéter aujourd’hui. Mais il n’y a aucune sécurité dans le consumérisme. Il ne s’agit que d’un vaste régime d’insécurité sociale où les inégalités seront encore plus marquées, cet état de manque provoquera chez le capitaliste une hyper violence inimaginable, celle du désespoir de ne pas pouvoir consommer, de ne pas pouvoir profiter. Voilà la plus certaine des mondialisations que l’on peut comploter nous même, chacun dans son coin, nul besoin des autres surtout s’ils ne consomment pas. Les plus gros Q.I le savent, et ils se préparent déjà avec l’appui des privilégiés du système, sachez qu’ils sont majoritaires en occident, que cet empire n’a déjà plus de frontière et qu’ils ne lâcheront pas leurs steaks, en cas de révolte, la répression sera terrible et encore une fois légitime, vu qu’il faut bien vivre…c’est à dire consommer.

L’intention est dans la conclusion

Ceci pour éviter toutes mauvaises interprétation de mes intentions, si comme moi vous comprenez que la vraie perversion est plus profonde qu’on ne veut l’admettre et que nul ne peut plus y échapper seul, il va bien falloir qu’on fasse quelque chose de concret et d’efficace au lieu de se chamailler sur le fond, c’est juste du bon sens ! Je ne détiens en rien la vérité et ceux qui croient la détenir me font peur.

Nos échanges sur les réseaux sociaux, le partage de vidéos d’information dites « subversives » mais parfaitement autorisées etc…C’est bien beau mais c’est finalement du vent, de la poudre blanche autorisée, de « l’Entertainment » à l’américaine, sachez le ; ainsi ils peuvent jauger l’état d’esprit du peuple grâce à la nature du peuple (encore une fois) et j’ai bien peur de penser que même votre révolution tant attendue ne soit qu’une farce programmée…car dans l’état d’acceptation passive de ce qui s’apparente vraiment à une religion: le consumérisme. Une révolution ratée ne serait qu’un pansement provisoire à tous les problèmes de développement économiques que rencontrent les élites , le parfait prétexte à une répression terrible qui sera naturellement qualifiée de légitime, vous comprenez (..) Il est certain qu’ils se préparent à dompter tous les petits groupes de réfractaires isolés et désorganisés. Ne soyons pas naïfs au point de croire que l’on pourra lutter avec des armes qu’on n’a pas, sans parler du manque de cohésion prévisible de nos éventuelles troupes de combat, un peu de sérieux voyons ! Voilà comment le capitalisme empirique pourrait (encore une fois) gagner 50 à 100 ans ou plus…je ne sais pas, peut être même qu’il s’agit en faite de l’excuse finale pour la mise en place du fameux gouvernement mondial, lui aussi tant attendu, finalement ! Conspirationistes ou pas, anti-sionistes ou pas, révolutionnaires ou pas, croyants ou pas, athée ou pas… qu’est-ce que ça change réellement de ce qu’ils nous imposent comme vie si on reste des individualistes obtus ? Oui, je respecte les anarchistes en qualité d’être humain mais il faut reconnaitre que leur vision de la vie n’est pas rassurante. Je ne suis pas Dieu pour juger ou pardonner qui que ce soit mais je peux le faire quand même, à ma manière, les masques tombent quand on ne croit vraiment qu’en la parole divine et rien d’autre, même pas besoin de savoir aller sur Mars, c’est tout ce que je m’efforce de vous faire comprendre par vous même, je me dois de critiquer la société des Hommes et non pas seulement celle des élites, la vie telle qu’elle est faite par la création, je me dois de critiquer ce que je constate car c’est mon libre arbitre, c’est le caractère qui m’a été donné avec tout le respect que je vous dois.

J’écris pour l’unité sans doute utopique de toutes les forces qui admettent que c’est la merde comptable qui colle au monde, je suis avec ceux qui ont peur pour eux et leurs enfants demain ! C’est tout ! Et c’est déjà beaucoup de tolérance que de se soucier des autres, je pense. Il ne suffit pas d’ouvrir l’autre œil ni même les deux, tout cela relève du domaine de l’intime et invite à l’acceptation de soi. Il y’a de la bêtise humaine dans nos actions, à la source de tous les maux de la société, chacun à sa part de responsabilité indéniable, le reste c’est des faux combats plus inutiles que de partager ce texte, soit une approche polémique visant à vous aider à voir ce qui nous diabolise de l’intérieur ! J’espère que vous avez compris le message. Je ne veux pas savoir quand ce sera la fin du monde, car cela ne m’appartient pas, ce qui m’intéresse c’est ce qu’on fait d’ici là, si ce n’est de suite ! Le jour où ça pètera, je n’aurais plus le temps d’écrire pour moi ni pour vous, et ce sera de toute façon et de nouveau chacun pour sa peau …bref ! Peut-on espérer casser ce cycle sans fin ? Oui, je le pense sinon cette tentative serait vaine, mais si je suis seul dans ce cas alors excuser moi du dérangement, je n’aurai nul choix que de vous affronter sur le terrain de la compétition sans pitié. Parce que la haine n’est qu’un moyen de survivre parmi tant d’autres, il sert évidement l’intérêt du plus fort : la mise au pas est toujours volontaire comme déjà dit ! Il n’y a que des catégories d’individu sous contrôle ! Et qu’on l’admette ou non, ils, « les élites » ou encore les « super-compétiteurs »,  profiteront toujours de notre égo et de nos peurs pour nous dominer.

Aujourd’hui, pour vaincre le mal, il s’agit de retourner ces mêmes peurs contre lui, par la désobéissance économique par exemple,  je fais ce rêve de paix, qu’un jour les Hommes cessent d’échanger et réussissent à vivre du partage des richesses tel que le souhaite la création à notre naissance, c’est évident, je rêve de cette grande grève mondiale, que même les êtres humains qui forment les armées et les polices du monde entier nous rejoignent dans ce combat pour la vie.  Parce que sortir du schéma capitaliste n’est pas chose facile quand on admet qu’on est obligé de consommer pour vivre et qu’on a forcément besoin de l’unité pour agir concrètement. Encore une fois la division des énergies sociales c’est de l’intérêt des élites, pendant ce temps on continue de se soumettre à leur argent, à leur religion et aux fruits de cette compétition imposée ! Tant que des gens vivront correctement de ce système dans les pays riches, toute la puissance destructrice du capitalisme libérale « corrigera » les perdants désunis de la course au progrès !

Est-ce du satanisme que de décrire la majorité des Hommes ainsi, au travers de la réalité de l’existence économique ? Ou alors est-ce du satanisme de ne pas les accepter ainsi, hypocrites au travers des lois de la finance ?

Extraits de la révélation de Satan (à prendre au 33e degré…évidement!!!), ci-après une synthèse des croyances de cette religion diabolique qu’est le consumérisme, déconseillé aux âmes sensibles à la révolution morale.

1.1 : « La vie c’est du chacun pour soi, chacun sa foi, chacun sa loi, chacun sa voie, les autres n’ont qu’à crever »

1.2 : « Que tous prient pour avoir de l’argent …toujours, tous les jours, jusqu’à la fin de leur vie »
1.3 : « Que ceux qui réussissent à posséder quelques choses ne partagent surtout pas, s’ils veulent continuer à vivre et bien »

1.4 : « Un homme intègre est un homme  soumis à l’argent, nul besoin de croire en autre chose qu’en soi et en son compte en banque »

1.5 : « Que ceux qui n’ont pas foi en l’argent s’arrêtent de consommer, que le goût de mes fruits les dégoute à jamais, ils ne connaitront que la misère »

1.6 : « Ceux de mes serviteurs qui n’accepteront pas la défaite seront éternellement couverts de richesse au travers de leurs descendances, votre Dieu vous mettra au monde pour vous tester, je vous soumettrai sans montrer visage le long de toute votre vie, de façon que dans cette vie terrestre, il vous faille nécessairement servir mes plus grands serviteurs… »

1.7 : « ô toi qui croira ne point me suivre sur le chemin du confort matériel, tu consommeras le fruit de mes fidèles serviteurs, tu profiteras jour après jour de leurs bienfaits éphémères, tu te méfieras de ceux qui ne veulent en aucun cas suivre mes préceptes, car ceux là seront à jamais pauvres et humiliés par mes serviteurs. »

1.8 :  » Mon enfant, saches que certains naissent plus faibles que toi, profite de ces gens qui veulent juste vivre, toi (mon fidèle), tu es un roi, tu n’as pas peur de la mort, tu es plus fort que le monde qui t’es offert dans cette réalité, tu détruiras les messages et les messagers de leur Dieu, pour ma gloire absolue, nul besoin de me louer ouvertement, il te suffira de me justifier, de me légitimer. »

1.9 :  » Mille an après l’an mille, des Hommes prétendront qu’ils m’ont vu sur terre et que depuis lors ils me combattent, saches que je les tromperai encore même prévenus, car j’étais déjà en eux préparant doucement le jugement dernier, le jour de ma victoire tant attendu. »

1.10 : « ô vous mes fidèles serviteurs, dites aux Hommes de foi et de conviction que je leur ferai la pire des guerres qu’ils ne pourront jamais se faire entre eux, malgré eux, je possèderai leurs femmes, leurs cœurs et leurs bourses, puis celles de leurs enfants, le loyer de leur foyer, doucement et naturellement leurs bonnes volontés, même leurs raisonnements je diviserai, je m’infiltrerai tel un serpent sous leurs draps sales, sans témoin et sans bruit, je suis le tout puissant car vos divisions fondent ma force ! Alors vous tous me reconnaitrez sans me voir et là il sera enfin trop tard. »

Etc…vous connaissez surement d’autres versets inavoués !

Klaxarace.

L’utopie du 7eme Jour (Prologue)

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L’utopie du 7e jour

Roman urbain par Sianard Semelet

Prologue

Le singe devait se lever un jour ou l’autre sur l’ignorance du lendemain, ce n’est pas moi qui ai choisi le vôtre, ce jour là  l’enfant arrive sans handicaps majeurs que de respirer, vivre et comprendre. Les bras au ciel tous remercient le seigneur tout puissant créateur et tout ça…, cette vie physique commence sinon pourquoi le battre. Les premiers cris c’était de la joie, je sais les gens disent ça quand le môme survit au col de l’utérus, je t’apprends rien enfin,  je crois en tout ça dans le doute, tout ça dépend de la taille du bol sans doute, mais peut être de ces formants que te collent les autres paumés en route vers on ne sait quoi, c’est l’histoire d’un parcours chaotique, d’une âme perdue dans la matrice. En outre je me souviens de leurs sottises : « tu dois devenir un homme pour souffrir en homme» mais je ne suis pas musulman, juif ni catholique ni encore moins protestant ou encore orthodoxe, c’est dire que nous on ne payait pas assez d’impôt pour être intègre comme eux, petits sauvages au fond on sera brun ou noir, hors normes, toujours tout nu avec la peau de banane sur le gros sexe à leurs yeux. Ici fatalement l’argent associera la forme à la survie en oubliant le contenu de la vie, telle est la société qu’ils ont construit de nos mains.

Trop de coeur ça fragilise l’amour tu sais, nos mères le savent, 30 ans d’expérience dans le nettoyage, princesses déchues dans la tristesse de l’époque des changements à 50 francs, on parle déménagement sur déménagement comme pour exiler ce besoin de fuir la dictature là bas, la France ici ou la saleté quand elles nous lavent, petits sauvages. Elles prennent les coups, tes crises de nerfs ou tes déprimes, elles sont blessures et pansements, elles deviennent drogues et alcools dans le temps, me demande pas ce qui rend méchant, eux ou nous ? Sommes-nous si différents ?

Ouvrir les yeux c’est souvent croire en tout ça, sous pression quand tu lui mens, une femme solide devant les jours qui passent, ou seule devant le miroir, difficilement la mienne m’a dit : « faudra y croire », elle s’essuie le front et puis elle repart faire son ménage de tous les jours, je suis de ces mômes qui ont grandit dans le bruit. En bas t’apprends que le besoin c’est ce gros calibre qui braque toute ta famille, qui chasse les amis quand le porte monnaie est défaillant, comprend que je n’attends plus d’aide des gens. Maman je devais grandir sur l’incompris de leurs prix, le tout puissant  se cherche dans chaque problème, qu’est-ce qui nous manque ? On vivait en liberté dans ces 5 pièces tout confort, on avait tout ce qu’il faut pour exister … sauf à bouffer. Je vais le dire, trop dur d’y croire comme pour l’accord du crédit, on rêvait de quitter ce bloc, acheter une maisonnée, mais ici y’a plus de prairie à cultiver, ni de gibier à chasser.  J’ai vu la sorcellerie du banquier, les contrats liés à la couleur de peau, l’hypocrisie de la liberté dans l’urne, cette escroquerie s’est faite devant la chaufferie, je sais la vie est dure, mais pas pour tout le monde, alors comprend qui peut comprendre, c’est dire que le paradis était ici et que personne n’a rien comprit ?…ou alors nous ne pouvions pas comprendre ?

L’autre jour, je disais qu’il est loin votre messie, ça fait longtemps qu’on ne l’a pas vu, trop longtemps déjà, peut être même depuis toujours. Je ne pense plus au temps perdu, j’y réfléchie un peu et je tire la chasse. Et ça fait mal de croire hein ? Tout comme de ne pas croire hein ? En fait c’est pareil. On dit que les cons sont au pouvoir, donc les moutons devant le miroir, monarchie ou démocratie …faut voir combiens y croient ! Moi je m’arrache le c–ur à chaque prière, je suis bon parce que ça fait normal de croire … enfin, chacun interprètera les textes selon ses capacités de compréhension, là est la réalité. Qui peut prétendre ? Qui peut répondre ? … aujourd’hui comme hier, la foi a une valeur marchande à courts ou moyens termes.  Regarde bien, on cherche de la lumière, tout comme les morts à ce qu’on dit, les palabres du griot ne sont plus que des mots oubliés. Tout est écrit mais pas pour aujourd’hui c’est pour demain, ou bien c’est plus facile ainsi ! Pas le temps pour les regrets ? …une mentalité qui ne date pas d’hier mais d’aujourd’hui.

À chaque minute l’apocalypse se construit sur nos restes, les erreurs du passé restent mariées à la douleur, il n’y a plus d’amour sans contrat. Dans ce monde d’illusion où les héros se font de plus en plus rares sauf à la télévision, demain encore ta femme aura plus de courage que toi. Nous avons oublié ou nous n’avons vraiment jamais su ? Je respecte toutes celles qui ont dit oui dans la douleur et reste malgré la violence d’un homme en âge qui touche le RMI, celles qui assument la honte d’un père aigri, même grosses ou moches aux yeux de l’écran, elles restent belles face à la vie, c’est dire que même le mannequinât c’est de la survie.

Dis moi pourquoi 1000 enfants naissent dans le noir, soudés à la misère de l’origine, pour qu’un seul autre arrive dans l’opulence et la luxure, souriant comme brûlé par cette  lumière divine, comprends ce qui poussera  les 1000 au crime, ce n’est pas pour dire mais je le fais, c’est déjà ça. Si les ancêtres avaient pacsés le diable pour nous, on aurait aussi pu être béni, c’est dire que la république centrafricaine ce n’est l’état d’Israël (..?!)  , y’a ceux qui vendent en gros sans faire de détail et ceux qui bouffent dans la gamelle sans faire de détail, le créateur a fait de moi le cuisinier du pauvre ou un éleveur de bétail ? J’ai fini par le trouver ce travail, Il n’empêche qu’avec ou  sans l’aide de dieu, de celui là ou de l’autre, on va dire celui que tu veux juste pour pas vexer les gens, quelques années plus tard un homme debout finira par se coucher, de même que l’homme à genoux finira aussi par se coucher, ce qui compte c’est ce que tu fais debout…le torse bombé, la tête haute.

Le monde est ainsi fait, comprend que nous l’avons fait ainsi, remplis d’orgueil. La haine des miens est dans l’amour des autres, si je n’en prends qu’un ? Je laisse tout aux autres, jaloux depuis la chaise haute, on passe nos vies à faire des commentaires sur la vie des autres, compter l’argent et se critiquer les uns les autres, si j’en tue qu’un ? Faudra blesser les autres ! Tous obligés de voir demain avec des si, sans l’espoir déjà on ne vivrait pas ici, … j’avoue je fais peu de sourire mais je me soigne dans le confort, je pense qu’il en faut  pour commencer à croire aux signes. J’ai dû les voir partir mes proches, tous enterrés les comptes vides, j’ai du traduire le mot racisme dans la grande bouche d’une France à gauche, je devais donner la vie ? , quand vivre à droite c’est étouffer le gosse des autres … y’a plus d’apôtres mais de plus en plus de pauvre. Dis moi pourquoi se lever, pourquoi se battre et crier, cracher sa haine sur tous, une malédiction ! Je suis mort né dans l’impasse, seul avec mes questions et mes réponses. Observes un peu ces gens qui aiment leur prochain ou quelque chose, même des fois rien, trop souvent par besoin, on cherche tous quelque chose ou quelqu’un non ? Souvent prêt à accuser les conséquences, on n’en oublie pourtant pas les causes. Tu ne niqueras pas l’état, je veux dire que tu ne briseras pas cette convention, c’est l’évidence du lendemain de la sortie de prison. La société t’oblige à choisir, il appartient à chacun de trouver sa définition, de trouver ses fondations, de trouver la ou les réponses entre valeurs et morales, y’a le bien et ce rêve que l’on appelle le bonheur collectif, ça ne veut pas toujours dire chanter dans une chorale. Chacun trouvera aussi le mal en soi comme toutes les finitions d’une vie garnie de plaisir. Chacun trouvera une conclusion dans l’illusion, tant que tu y crois tes actes sont importants, c’est ce qui trompe les gens. Revendiquer la rue ?  Je peux pas dire ça à ma mère, vas y casse tout, ils reconstruiront en mieux et plus solide, t’iras pas loin sans réfléchir.

On me l’a dit ou je l’ai entendu tout le monde s’en fout, d’ailleurs toi aussi, comprends que tout est question de convention collective, cette société se développe et ton malheur se fabrique pas qu’en Europe, comprends ça comme les hormones se trafiquent, partout y’a des homos même en Afrique enfin ! De temps en temps les petits moutons s’agitent surtout quand on les effraye… oh ! Je ne parle même pas du 11 septembre … ça c’est la banane du siècle. Avec de l’intelligence tout ça se complique évidement, mais le comble c’est de s’ la faire tragique pour paraître vrai, genre pour que le hop arrive après le hip, calqué sur le model des jeunes noirs américains. Oui je ne crois pas en toi, débrouilles toi, surtout ne comptes pas sur moi, chacun sa croix, sa merde, la vérité d’en face aura toujours un zeste de différence. Ne me parle pas de chance si tu crois en dieu, la théorie de la ruine c’est l’utopie du groupe à partir de 2. Ne me parle pas de conscience si tu crois à rien, on s’accroche à ce qu’on peut ou comme on peut, souvent les ongles deviennent des limes quand le système assassine au mental. Je devais braver les règles de leur communauté, les flics et donc les juges, le chemin du savoir ou le droit chemin, l’autoroute et la ruelle, tout ça quoi, pourvu qu’ je laisse une trace chez le notaire. Né tu resteras un fils d’immigrer loin de tes terres… enfin ce n’est pas si évident même là bas.

Un des premiers à vouloir tout casser, j’avoue je n’ai pas connu le bled des parents, pour ça que je critique leur choix, on cherche le chemin facile à chaque fois, je crois que c’est humain.  À croire qu’il ne s’agit que d’excuse, de remords ou de regrets décalés quand tu t’arrêtes sur ce sujet, je sais le gosse réclame des jouets et de l’amour …ouais ! Depuis le réveil je dors mal, venus en force mais de gré n’est-ce pas, à la conquête de l’eldorado français ou à la base pour travailler ? Papa j’ai ravalé l’orgueil des guerriers, dix mètres plus haut sur leurs façades, et les seules poutres que j’ai vu sont sur le chantier, bien sur qu’ils m’ont payé, évidement qu’ils m’ont payé même bien payé finalement. On appelle ça la crainte du prisonnier, quand l’idée de t’intégrer à tous les prix te désintègre pour mieux coexister, si tu veux vivre faudra payer, et quoi que tu fasses ce n’est pas toi qui changera le monde : faudra payer ! Tel est le sacrifice des parents, faudra encore bosser et payer pour changer tout ça! De génération en génération …Je suis là tranquille dans le canapé à visionner un DVD et à chaque nouvelle du pays, je capte aussi que je suis mieux que là bas, calme toi et comprends déjà ça ! Moi aussi je suis venu par amour, prendre ce corps et vivre mon temps, c’est-à-dire le plus longtemps possible, à vrai dire souffrir le moins possible !

Moi aussi je suis venu en paix chanter l’amour et l’unité, la haine est venue le 7ejour…

Chapitre I – le 1er jour

Elle rentre dans la chambre d’un pas ferme et décidé pour réveiller son fils comme chaque matin depuis 3 mois, son sac est prêt et un grand bol de lait chaud l’attend sur la table de la cuisine, « debout aller lèves toi, lèves toi y’a école, aller dépêches toi, vas prendre ta douche, aller debout, aller dépêches toi un peu, tu vas encore  être en retard » lui disais-elle en le secouant légèrement. Un sentiment de fierté l’envahissait, dans ces moments là on pouvait lire de la joie sur son visage, même usés par les soucis, elle imagine son fils au collège, comme les lendemains meilleurs, elle se dit que son premier est devenu grand et que ça valait le coup de souffrir autant. Le garçon se lève d’humeur maussade, traîne la savate en râlant comme toujours, les lèvres encore pâteuses, évidement qu’elle sait qu’il fume du cannabis mais elle se dit sûrement que c’est de temps en temps, c’est mon enfant. Un bonnet sur la tête et une grosse veste pour faire le chemin de l’école, l’indispensable était si difficile à donner aux gosses pourtant ils avaient tout ce qu’il faut.

Elle faisait quelques ménages pour aider papa a payer le loyer et les factures, fallait nourrir la famille nombreuse, heureux de vivre dans cet appartement du 7eétage, le bloc 15 tout neuf, c’était les gens tristes, arabes, gitans et portugais, les conflits de voisinage. Il descend par les escaliers parce que l’ascenseur faut l’oublier, ça pue la différence, même en HLM, dans un mélange d’épice et de graffitis, l’entrée est défoncée comme pour te préparer à la rue. Nique ta mère, nique ta mère, wesh… le singe, bamboula bamboula ….(?) les autres m’attendaient déjà sous le préau, lui avec la veste rouge c’est le garçon qui m’a poussé du vélo l’autre jour, il est toujours avec ses copains, c’est un grand du quartier j’ai peur de lui alors je l’évite quand il se moque de moi. Faut bien aller en classe et je subis toujours leurs blâmes, c’est pas grave je suis habitué.

DE LA MATIERE GRISE ET DES VALEURS, TOUTE UNE PHILOSOPHIE

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Le « Hip hop » est supposé réunir nos pauvres, ce n’est pas un sprint mais une course de fond comme dirait l’handicapé. Pas plus qu’il n’est un crime, c’est un art de communication avant tout, c’est le message qui compte. Le rap est fait pour parler de la misère urbaine, de la nature humaine, pour faire changer les choses et grandir les gens qu’il représente… « on a niqué les bancs, les skins et les brigades à Mitterrand… » , le rap n’est pas fait pour ne promouvoir que la violence, le sexisme et l’ignorance, il est là pour combattre la haine par la fierté de soi et des siens.

Souviens toi d’Afrika BAMBAATAA « Peace, Love, Unity », qu’est-ce qu’ils ont fait des fondamentaux ?

Aujourd’hui les rappeurs y’en a des tonnes comme la merde qui va avec, les maisons de disques ont tué le rap français en banalisant le message tellement que ça profite à Fatal BAZOOKA et aux autres KAMINI Kebab, pourquoi tu te sens viser? … et oui, enlèves ta cagoule et parles bien!
PIB n’est surtout pas là pour donner raison à Sarkozy, stop cousin ou tu ne seras que le sponsor de la droite, poses ton gun avant qu’ils ne te tirent dessus dans les « règles »… et oui, mais tu peux dire tout ce que tu penses, tu sais … »on est en france », au risque que tout le monde comprennent que tu ne penses rien en fait!!

Le rap n’est pas une mode ni un « Biz » mais une forme de résistance, ce n’est pas non plus un jeu (ou game comme les ignorants disent), il ne suffit pas de sortir un maxi pour prétendre être un MC, mais combien n’ont toujours pas compris ?

« maintenant ils parlent tous du Rap de rue … comme si ça venait d’ailleurs! »

Vas y prouves à tous ces enculés qui parlent des jeunes de banlieue en les traitant de barbares, sans aucun respect, prouves leur que la jeunesse française des cités vaut plus que ça, prouves leur que les cités ne sont pas seulement peuplées de voyous irrespectueux. Prouves leur que la « France d’en bas c’est du très haut niveau ». Prouves leur que l’argent sale ne fait pas la dignité des nôtres mais que faire quand il n y’a rien d’autre et sutout dis leur pourquoi . Prouves leur que ton amour pour le texte et pour « l’autre » est plus fort que leur Merco, leurs salopes ou leurs armes, produit intérieur brut notre seule richesse !

C’est une question de survie car le rap s’est transformé en business de prostitution, bientôt la RAP ACADEMY, quand le mythomane sera crédible on appellera ça de la variété HIP HOP en mode frais alternatif ou je ne sais quoi, PIB t’es né avec tu meurs avec : on ne changera pas le style pour être à la mode ni à la pointe du marketing pour ados, rares sont ceux qui ont un fond, un vrai fond d’idée, rares sont ceux qui apportent vraiment quelque chose de concret au vrai mouvement, il ne suffit pas de crier sa rage ou sa race pour gagner le respect…continuez de nous faire rire : « avis aux comiques du micro »…allez faire votre fric c’est du « LOURD »!

Tu peux nous tirer dessus, nous insulter, nos pères, nos mères et après ? … c’est sûrement comme ça que tu changeras aussi leur monde …hein ?, en particulier les mentalités !

La France ? … tu ne la niqueras pas ! en tout cas pas comme ça car on ne scie pas la branche sur laquelle on est … on la soigne !!

Retour aux sources et on verra bien dans les urnes…

Oui ! t’inquiètes on sait que tu t’en bats les couilles, saches que eux aussi ! PIB le label révolution… évolution … toujours trop loin !!

Retour aux fondamentaux, le rap français n’est pas mort c’est les majors qui le sont car les vrais ont toujours été indé-pendant et après !

NOUS NE RESPECTONS QUE LA VIOLENCE INTELLECTUELLE DU MESSAGE.